Jean-Luc Martinez nommé à la tête du musée du Louvre

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 03/04/2013 à 10H27
Jean-Luc Martinez, le nouveau patron du Louvre (ici en 2011)

Jean-Luc Martinez, le nouveau patron du Louvre (ici en 2011)

© Miguel Medina / AFP

Jean-Luc Martinez, patron des Antiquités grecques, étrusques et romaines du Louvre, a été nommé président du grand musée parisien.

Il succède à Henri Loyrette, qui avait annoncé à la mi-décembre qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat après douze ans passés à la tête du Louvre. Le président sortant quittera l'établissement le 14 avril, date de la fin de son mandat.

Agé de 49 ans, Jean-Luc Martinez était encore en concurrence avec deux autres candidats, alors qu'une douzaine de candidats s'étaient déclarés intéressés par le poste au départ.

Spécialiste de la sculpture grecque, soucieux de faire partager la culture  à un large public, Jean-Luc Martinez s'est beaucoup investi dans le musée du  Louvre-Lens qui a ouvert ses portes début décembre sur un ancien carreau de mine. Entré au Louvre en 1997, il dirigeait le département des Antiquités grecques, étrusques et romaines depuis 2007.

Aucun candidat ne s'imposait d'emblée
Le choix d'un successeur à Henri Loyrette n'a pas été simple, aucun candidat "naturel" ne semblant se dégager. Après audition d'une douzaine de postulants par les services du ministère de la Culture, Aurélie Filippetti en a reçu quelques-uns puis a dressé une courte liste qui a été remise à François Hollande.
 
Elle comprenait les noms de Sylvie Ramond, directrice du musée des Beaux-Arts de Lyon et de Jean-Luc Martinez, candidat interne. Puis est venu s'ajouter le nom de Laurent Le Bon, directeur du Centre Pompidou-Metz, après discussion avec l'Elysée.
 
Pendant longtemps, Sylvie Ramond a paru faire la course en tête, le gouvernement semblant être séduit à l'idée qu'une femme puisse prendre pour la première fois la tête du Louvre. Dans la dernière ligne droite, l'Elysée s'est vraiment impliqué, auditionnant les trois finalistes.
 
Aurélie Filippetti salue le "parcours républicain" de Jean-Luc Martinez
A la sortie du Conseil des ministres, Aurélie Filippetti a estimé que Jean-Luc Martinez  était "une personnalité remarquable par son parcours républicain". "C'est quelqu'un qui est issu d'un milieu modeste et qui a gravi  tous les échelons, en devenant d'abord agrégé d'histoire puis conservateur des patrimoines. Il est aussi diplômé de l'Ecole d'Athènes".
 
"C'est un parcours exemplaire comme on aime à les mettre en valeur dans notre République qui me parle beaucoup, d'autant plus que sa famille est d'origine espagnole", a-t-elle dit.
 
"Là aussi, on voit la force du système éducatif et universitaire français pour intégrer et promouvoir des gens animés par la seule foi et la seule passion dans l'art et la culture", a relevé la ministre, fille de mineur d'origine italienne.
 
Aurélie Filippetti a annoncé que Henri Loyrette avait été nommé au Conseil d'Etat.

La ministre souhaite un lien fort entre le Louvre et l'ensemble du territoire
La ministre expliquait récemment qu'elle souhaitait "un changement par rapport à une logique d'expansion du Louvre qui avait toute sa justification jusqu'à présent, mais qui aujourd'hui doit être réorientée pour permettre la meilleure satisfaction des visiteurs, pour leur donner envie de  revenir".

Elle veut que le nouveau président ait "un lien très fort avec l'ensemble  du territoire national", participe "à la grande opération de circulation des oeuvres du musée" qu'elle veut voir mise en place. Elle souhaite qu'il  "développe une politique de démocratisation de l'accès à la culture, de l'accès aux oeuvres".

Un des premiers projets que Jean-Luc Martinez devra gérer est le Louvre Abou Dhabi, qui doit ouvrir début 2016. "C'est vraiment le projet que je regrette de laisser", a déclaré récemment son prédécesseur.