Interdiction d’une exposition présentant Poutine en sous-vêtements féminins

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 28/08/2013 à 12H38
Le tableau incriminé, représentant les dirigeants russes

Le tableau incriminé, représentant les dirigeants russes

© OLGA MALTSEVA/AFP

Une exposition montrant le président russe Vladimir Poutine et son Premier ministre Dmitri Medvedev en sous-vêtements féminins a été fermée à Saint-Pétersbourg. Selon les autorités, cette exposition est accusée "d'extrémisme".

Un musée a fermé à Saint-Petersbourg, en Russie. "Nous avons été alertés par un citoyen qui a dit que les tableaux exposés violaient la législation russe. La police a saisi quatre tableaux et actuellement des experts les examinent", a déclaré le porte-parole de la police Viatcheslav Steptchenko, sans donner plus de détails. 

Reportage : France 2 - Alban Mikoczy et Volodia Sidorov
La loi en question pourrait être celle, controversée, interdisant toute propagande homosexuelle devant mineurs. Elle a récemment été promulguée par le président Vladimir Poutine et décriée en Occident comme homophobe et discriminatoire. 
 
Des tableaux saisis
 
L'un des tableaux saisis représente Vladimir Poutine en nuisette aux côtés de Dmitri Medvedev portant un soutien-gorge. Un autre montre le député Vitali Milonov, auteur de la loi controversée pénalisant la propagande gay devant mineurs se tenant debout devant un drapeau aux couleurs arc-en ciel, symbole de l'homosexualité. 
Le tableau représente Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev

Le tableau représente Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev

© Musée du pouvoir

Outre la saisie, le petit musée privé où se tenait l'exposition, baptisé "Musée du pouvoir" a été fermé. Il avait récemment été inauguré sur la perspective Nevski, en plein centre de Saint-Pétersbourg. Quant à l'artiste, il se serait réfugié en France.

Le fondateur du musée Alexandre Donskoï a accusé le député Milonov d'être à l'origine de cette fermeture. "Il a visité l'exposition il y a quelques jours et est revenu hier [mardi] soir avec la police", a-t-il déclaré.

"On nous accuse d'extrémisme. Les policiers nous ont recommandé de ne pas faire de bruit autour de cette histoire à la veille du sommet du G20" qui se tiendra à Saint-Pétersbourg début septembre, a-t-il ajouté. "C'est scandaleux, l'art n'a rien à voir avec la politique", a-t-il conclu.