Festival du dessin de presse : "Nous sommes les fantassins de la liberté"

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 17/09/2015 à 11H20
Tignous à l'honneur à l'Estaque

Tignous à l'honneur à l'Estaque

© France 3

Initiateur du festival du dessin de presse et de la caricature l’Estaque à Marseille, Fathy Bouraya est un invincible petit soldat de la liberté d’expression. D’autant plus que cette liberté a été gravement blessée le 7 janvier dernier. Ce festival, le 4e, se tient jusqu’à dimanche et rend hommage à Charlie et en particulier à Tignous.

Reportage : Ghislaine Milliet-Bouquet, François Bombard et Sébastien Micaelli
Dans son quartier de l’Estaque à Marseille, Fathy Bouraya monte au front, part au combat, prêt à pourfendre les ennemis de la liberté d’expression avec ses crayons comme baïonnette. Le vocabulaire guerrier qu’il emploie volontiers n’est pas une posture pour lui qui dit : "La peur doit changer de camp, c’est à eux de reculer. La République doit avancer. Nous sommes les fantassins de la liberté".
La liberté d'expression, un combat

La liberté d'expression, un combat

© France 3
Ce festival qu’il porte depuis quatre ans n’est pas seulement une exposition de dessins et de caricatures de plus, c’est avant tout un acte militant et éducatif. S’il se tient dans le quartier de l’Estaque, c’est aussi pour amener l’esprit de la caricature sur la place publique, à un endroit où le sentiment d’abandon et d’oubli de la population des jeunes est très fort.
Le dessin sans contrainte

Le dessin sans contrainte

© France 3
Jusqu’à dimanche, une cinquantaine de caricaturistes et dessinateurs de presse seront présents. Un hommage particulier est rendu à Tignous, l’une des victimes de Charlie-Hebdo. Tignous, un habitué de l’Estaque.

"C’est un devoir que la caricature ou le dessin de presse soit à l’avant-garde de la République, explique encore Fathy Bouraya. Depuis janvier 2015, on sait que cette liberté est fragile. Ce festival je l’ai maintenu au nom de cette liberté, conclut-il, lui qui espère qu’un jeune qui aura grandi, avec dans sa chambre une caricature de Tignous, aura sans doute moins de chance qu’un autre de vouloir aller mitrailler Charlie…
Rien à ajouter...

Rien à ajouter...

© France 3


Festival du dessin de presse à l'Estaque, Marseille jusqu'au 20 septembre 2015