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Par @valerieoddos Journaliste, responsable de la rubrique Expositions de Culturebox

Dessins du musée d'Orsay : un voyage dans le rêve, au musée de l'Orangerie

Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 31/03/2014 à 18H19

Le musée d'Orsay possède 80.000 dessins du XIXe siècle, conservés pour la plupart au Louvre. L'historien d'art Werner Spies a été chargé de se plonger dans ces "archives du rêve" pour choisir 155 feuilles, qui sont exposées au musée de l'Orangerie à Paris. Voyage dans le rêve, l'intime et le fantastique avec Spilliaert, Redon, Moreau, Daumier, Millet, Degas, Cézanne ou Courbet

  • Léon Spilliaert, Autoportrait aux masques, 1903, Paris Musée d'Orsay
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    Léon Spilliaert, Autoportrait aux masques, 1903, Paris Musée d'Orsay
    Dans cet autoportrait, le peintre belge se représente en artiste tourmenté, le regard tourné vers l'intérieur. Lui répondent dans l'exposition une série d'autoportraits de Gustave Courbet, Fantin-Latour, Lovis Corinth, qui témoignent d'une introspection intense.
    © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Thierry Le Mage © ADAGP, Paris 2014
  • Giovanni Segantini, Le dernier labeur du jour, 1891, Paris, musée d'Orsay
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    Giovanni Segantini, Le dernier labeur du jour, 1891, Paris, musée d'Orsay
    Comme Jean-François Millet, Giovanni Segantini dessine des gestes de travailleurs, répétés et multipliés, les magnifiant et en faisant des symboles de la condition humaine. Avec ces porteurs de fagots à la tombée du jour, il transporte un sujet du réel dans l'univers du rêve.
    © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski
  • Odilon Redon, Caliban sur une branche, 1881, Paris, musée d'Orsay
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    Odilon Redon, Caliban sur une branche, 1881, Paris, musée d'Orsay
    L'exposition consacre des sections monographiques à quelques artistes comme Odilon Redon. Dans les années 1880, il a créé ses "noirs", des images mystérieuses qui, selon ses mots, "nous placent, ainsi que la musique, dans le monde ambigu de l'indéterminé". Des dessins au fusain, médium qui "ne permet pas d'être plaisant" et "est sur la lisière de quelque chose de désagréable, de laid". Un espace est dédié à Cézanne, dont les aquarelles lumineuses contrastent avec les dessins d'autres artistes.
    © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Gérard Blot
  • Edgar Degas, Femme assise par terre, se peignant, vers 1896, Paris-musée d'Orsay
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    Edgar Degas, Femme assise par terre, se peignant, vers 1896, Paris-musée d'Orsay
    Les nus de Degas ou Renoir expriment la modernité leur art, à contrecourant de l'académisme qui idéalise le corps féminin, et dont Zola critiquait la représentation en "poupée de carton recouverte de peau rose". Edgar Degas dessine des femmes dans des gestes quotidiens, s'essuyant les pieds, se coiffant… Une section est consacrée au peintre des danseuses.
    © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Gérard Blot
  • Frantisek Kupka, Dieux des peaux rouges, vers 1904, Paris, musée d'Orsay
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    Frantisek Kupka, Dieux des peaux rouges, vers 1904, Paris, musée d'Orsay
    La politique s'invite aussi dans les feuilles des artistes. Courbet, emprisonné pendant la Commune de Paris, dessine ses compagnons fédérés entassés aux Ecuries de Versailles. En 1904, l'artiste tchèque Frantisek Kupka, installé à Paris depuis 1896, illustre un numéro de l'Assiette au beurre consacré aux religions, dans laquelle il critique aussi bien les grands monothéismes que les croyances d'autres peuples.
    © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Thierry Le Mage © ADAGP, Paris 2014
  • Georges Seurat, La voilette, vers 1883, Paris, musée d'Orsay
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    Georges Seurat, La voilette, vers 1883, Paris, musée d'Orsay
    Comme Odilon Redon, Georges Seurat réalise dans les années 1880 une quantité de dessins à la vibration particulière, qu'il appelle "noirs". Le crayon gras Conté qu'il utilise laisse apparaître de subtiles nuances qui contrastent avec la blancheur du papier vergé Ingres à la texture granuleuse, créant des silhouettes denses et vaporeuses.
    © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Thierry Le Mage
  • Paul Gauguin, "Madame La Mort", 1890-91, Paris, Musée d'Orsay
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    Paul Gauguin, "Madame La Mort", 1890-91, Paris, Musée d'Orsay
    Si une "Jeune femme et petite fille dans un paysage", de Berthe Morisot, égaie un peu l'atmosphère, mort et mélancolie hantent les dessins du XIXe, comme dans cette "Figure de spectre portant la main droite à son front" de Gauguin
    © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Tony Querrec
  • Carlos Schwabe, Femme ailée se penchant, 1891, Paris Musée d'Orsay
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    Carlos Schwabe, Femme ailée se penchant, 1891, Paris Musée d'Orsay
    Le livre illustré, important au XIXe siècle, rassemble art et littérature. Carlos Schwabe a ainsi illustré "Le Rêve" d'Emile Zola, le moins naturaliste des romans de l'écrivain qui a décrit la société française de son époque.
  • Léon Spilliaert, Digue la nuit. Reflets de lumière, 1908, musée d'Orsay
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    Léon Spilliaert, Digue la nuit. Reflets de lumière, 1908, musée d'Orsay
    Le choix des dessins de l'exposition est délibérément dirigé sur "le XIXe mystérieux, celui qui conduit vers le surréalisme". Autre thème sélectionné, la solitude et le néant, les paysages étranges et inquiétants, comme cet univers nocturne de Léon Spilliaert.
  • Gustave Moreau, L'Apparition, 1876, Paris, musée d'Orsay
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    Gustave Moreau, L'Apparition, 1876, Paris, musée d'Orsay
    L'artiste dans ses dessins, moins soumis que les tableaux à l'état du marché ou aux désirs des galeristes, peut laisser libre cours à son imagination. Ils sont souvent peuplés de monstres et de créatures effrayantes.Les archives du rêve, dessins du musée d'Orsay, Musée de l'Orangerie, du 26 mars au 30 juin 2014.
    © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Jean-Gilles Berizzi
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    Les archives du rêve au musée de l'Orangerie
    Reportage de Geneviève Faure / V. Delahautemaison / S. Fouquet / A. Le Luhern
Reportage : Geneviève Faure, Virginie Delahautemaison, Stéphane Fouquet et Arlette Le Luhern