Degas : son tableau de famille à la Nouvelle-Orléans de retour à Pau

Par @Culturebox
Mis à jour le 23/02/2017 à 09H50, publié le 23/02/2017 à 09H46
"Le bureau de coton à la Nouvelle-Orléans" - Edgar Degas (1873)

"Le bureau de coton à la Nouvelle-Orléans" - Edgar Degas (1873)

© PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP

C'est le tableau phare du musée des Beaux-Arts de Pau. "Le bureau de coton à la Nouvelle-Orléans" d'Edgar Degas retrouve sa place parmi la collection permanente. Il revient d'un périple de 6 mois à Melbourne puis à Houston, où il a été présenté lors d'expositions consacrées au peintre. Cette toile est tout un symbole. C'est la première que l'artiste a vendu à un musée de son vivant.

Edgar Degas (1834-1917), l'une des figures du mouvement impressionniste, est mondialement connu pour ses représentations de danseuses. Avec cette toile, "Le bureau de coton à la Nouvelle-Orléans", l'artiste nous offre un double regard, l'un sur sa vie familiale et l'autre sur la description d'une activité économique au 19 e siècle. Tableau phare du musée des Beaux-Arts de Pau, il a été acheté par l’établissent public en 1878. C'était la première fois que Degas vendait une oeuvre à un musée. 

Reportage : France 3 Pau Sud-Aquitaine / E. Poussard / E. Gonzalez / B. Sandeaux
En 1873, Edgar Degas fait un voyage à La Nouvelle-Orléans pour rendre visite à deux de ses frères et ses cousins, qui travaillaient tous dans une manufacture de coton tenue par l'oncle du peintre. Arrivé sur place, il est sollicité pour peindre des portraits de ses proches. Et il décida de ce portrait collectif dans lequel on reconnaît chaque membre de sa famille. 

Jugé trop proche d'une illustration par Zola

Le musée de Pau a acquis cette toile en 1878, ce qui fit la fierté du peintre, qui n'avait jusqu'alors pas réussi à vendre de tableaux à une institution. Dans une lettre adressée au conservateur Charles Le Cœur, il déclara : "ll faut aussi vous avouer que c'est la première fois que cela m'arrive qu'un musée me distingue et que cet officiel me surprend et me flatte assez fort". Une satisfaction d'autant plus forte que lorsque le tableau fut présenté à la seconde exposition impressionniste, Emile Zola lui reprocha d'être trop proche d'une illustration de journal. C'est pourtant ce qui fascine le plus aujourd’hui, cette impression de photo de famille, où l'on découvre également les détails d'une activité économique qui marqua l’Amérique du 19 e siècle.