De David à Courbet : une exposition lumineuse au musée des Beaux-Arts de Rennes

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 16/06/2016 à 15H35
De David à Courbert, l'exposition du Musée des Beaux-arts de Rennes propose une déambulation dans la peinture du néoclassique et romantisme - Jean Pierre Péquignot (Baume-les- Dames, 1766 – Naples, 1806 ou 1807

De David à Courbert, l'exposition du Musée des Beaux-arts de Rennes propose une déambulation dans la peinture du néoclassique et romantisme - Jean Pierre Péquignot (Baume-les- Dames, 1766 – Naples, 1806 ou 1807

© Besançon, MBAA / C. Choffet

Du 4 juin au 28 août, le musée des Beaux-Arts de Rennes accueille une soixantaine de chefs-d'oeuvre du musée des Beaux-Arts et d'archéologie de Besançon. "De David à Courbet", la collection présente aussi des dessins des plus grands maîtres de la première moitié du XIXe siècle.

Goya, Géricault, Delacroix ou Courbet et bien sûr David, durant tout l'été 2016, le musée des beaux-arts de Rennes accueille de façon exceptionnelle un ensemble de chefs-d'oeuvre du musée des beaux-arts et d'archéologie de Besançon, actuellement fermé pour rénovation.
Jacques Louis David (Paris, 1748 – Bruxelles, 1825), Portrait de Pierre Louis Prieur, de la Marne (1756-1827)  1791-1792, huile sur toile,

Jacques Louis David (Paris, 1748 – Bruxelles, 1825), Portrait de Pierre Louis Prieur, de la Marne (1756-1827)  1791-1792, huile sur toile,

© Besançon, MBAA / C. Choffet

Une soixantaine de peintures et dessins du XIXe siècle, couvrant une période allant de la Révolution à la Seconde République.

Reportage : France 3 Bretagne R. Bendayan / V. Bars / T. Descamps

Du classique au romantique

Portraits, paysages, tableaux d'histoire, esquisses et dessins permettent de parcourir les grandes évolutions artistiques de cette époque, depuis le coup de tonnerre de David préparant le Serment des Horaces à l'invention géniale de Courbet transformant le rapport à la nature et à l'art.
Théodore Géricault (Rouen, 1791 – Paris, 1824), Portrait d’homme en oriental, dit portrait de Mustapha, vers 1817-1819, huile sur toile

Théodore Géricault (Rouen, 1791 – Paris, 1824), Portrait d’homme en oriental, dit portrait de Mustapha, vers 1817-1819, huile sur toile

© Besançon, MBAA / C. Choffet

Parmi les oeuvres remarquables du parcours, "Le déluge" par Jean-Bernard Duvivier qui par le cadrage, les visages expressifs et la scène dramatique place la peinture dans une orientation romantique. 
Jean-Bernard Duvivier 

Jean-Bernard Duvivier 

© France 3 / Culturebox / capture d'écran

"Ce tableau marque la transition entre le style néoclassique et les sentiments romantiques qui naissent en France en 1815", explique Guillaume Kazerouni le responsable des collections

L'art dans un contexte politique et social

L'exposition du musée des Beaux-Arts de Rennes propose une lecture double de la collection. Il permet d’une part de saisir toute la diversité de la création picturale à une époque où se réforment les institutions et la hiérarchie des genres et de comprendre l'avènement des courants néoclassique et romantique. 
Jean Auguste Dominique Ingres (Montauban, 1780 – Paris, 1867), Portrait de l’architecte Jean- Baptiste Desdéban (1781-1833), vers 1810, huile sur toile,

Jean Auguste Dominique Ingres (Montauban, 1780 – Paris, 1867), Portrait de l’architecte Jean- Baptiste Desdéban (1781-1833), vers 1810, huile sur toile,

© Besançon, MBAA / C. Choffet

L'ensemble présenté au musée de Rennes provient essentiellement de la collection du peintre Jean Gigoux, grand amateur de Géricault et de Delacroix, l'artiste a réuni pour ces artistes de beaux ensembles de dessins et quelques peintures. 
Jean Gigoux (Besançon, 1806 – Paris, 1894), La Mort de Cléopâtre, vers 1850, huile sur toile

Jean Gigoux (Besançon, 1806 – Paris, 1894), La Mort de Cléopâtre, vers 1850, huile sur toile

© Besançon, MBAA / C. Choffet

De la Révolution Française à la Seconde République, ces œuvres permettent de parcourir les grandes évolutions artistiques qu’a connues cette époque. Imprégné d’un esprit romantique, "La grande Scène de massacre" de François Gérard (ancien élève de David) marque de manière spectaculaire un virage, vers une autre façon de décrire le monde. Son état d’inachèvement vient encore accentuer sa portée romantique.
François Gérard (Rome, 1770 – Paris, 1837), Scène de massacre, vers 1820-1825, huile sur toile (esquisse)

François Gérard (Rome, 1770 – Paris, 1837), Scène de massacre, vers 1820-1825, huile sur toile (esquisse)

© Besançon, MBAA / C. Choffet
 

L'Italie muse inspiratrice

A l'époque, l’Italie demeure une étape essentielle dans la formation des jeunes artistes mais à côté des œuvres et monuments classiques, ce sont les paysages de la campagne, les costumes, les scènes de la vie quotidienne qui fascinent les peintres dans leurs excursions. À leur retour en France, les souvenirs du voyage dans la péninsule continuent à nourrir un imaginaire parfois nostalgique.
Hippolyte, dit Paul Delaroche (Paris, 1797 – id., 1856), Jeune fille dans une vasque, 1845, huile sur toile

Hippolyte, dit Paul Delaroche (Paris, 1797 – id., 1856), Jeune fille dans une vasque, 1845, huile sur toile

© Besançon, MBAA / C. Choffet

L'exposition où se mêlent des oeuvres célèbres et des découvertes récentes, sera ensuite présentée au musée des beaux-arts de Dole dans le Jura  du 14 octobre au 19 février 2017 et à Clermont-Ferrand, musée d’art Roger-Quilliot, de mars à septembre 2017.