Brésil : la Biennale de São Paulo s'ouvre vendredi

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/09/2012 à 11H35
Une visiteuse observe le travail du Brésilien Nino Cais à la Biennale (4/9/2012)

Une visiteuse observe le travail du Brésilien Nino Cais à la Biennale (4/9/2012)

© Yasuyoshi Chiba / AFP

La Biennale de São Paulo, la plus grande exposition d'art d'Amérique latine, ouvre ses portes vendredi avec 111 artistes venus du monde entier et quelque 3000 oeuvres à découvrir. Les organisateurs attendent 130.000 visiteurs.

"C'est une des plus grandes expositions d'art du monde. Nous voulons consolider São Paulo comme pôle artistique", a déclaré le président de la Fondation Biennale, Heitor Martins, lors d'une conférence de presse. La mégapole brésilienne (plus de 11 millions d'âmes) et principale place financière d'Amérique du Sud accueille déjà de nombreuses foires et abrite un important marché de l'art.

Avec un budget de 11 millions de dollars (en recul de 21%, cela dit, par rapport à 2010), la Biennale "veut retracer un panorama mondial des arts, à partir de notre point de vue", a expliqué Heitor Martins. D'mposantes collections d'objets, des peintures, photos, installations sonores étonnantes, des pièces sur la politique, l'amour et la mort, constituent la 30e Biennale pauliste sur le thème : "L'imminence des poétiques." Dans les salles de la Biennale, installée au coeur du parc d'Ibirapuera, les oeuvres des artistes sont accompagnées de vidéos expérimentales.

Sculpture du Chypriote Sawas Christodoulides à São Paulo (4/9/2012)

Sculpture du Chypriote Sawas Christodoulides à São Paulo (4/9/2012)

© Yasuyoshi Chiba / AFP
"Ce que nous avons voulu éviter c'est une Biennale qui s'annonce dans son titre (...) Nous avons voulu que l'artiste lance des lignes incertaines à des questions multiples", a confié à l'AFP le commissaire de l'exposition, le Vénézuélien Luis Pérez Oramas. "Chacun saura ce qu'il trouve, je ne veux pas dire aux gens ce qu'ils doivent trouver", a ajouté ce poète et historien né en 1960 à Caracas, installé à New York.

Cette année, l'une des plus grandes installations est celle de l'artiste plastique brésilien Arthur Bispo Rosario (1909-1989), un descendant d'esclaves noirs et autodidacte qui a passé 50 ans reclus dans un hôpital psychiatrique de la banlieue de Rio en raison d'une schizophrénie paranoïde.

La moitié des artistes exposés sont des latino-américains et 75% des oeuvres sont inédites. Il y a également des artistes du Japon, des Etats-Unis, d'Allemagne, de France, d'Italie et de Grande-Bretagne...


Un "teaser" de la Biennale (par l'artiste mexicain Moris) : "Une chose en signifie-t-elle une autre dès lors qu'elle change de place ?"