Boterosutra : Botero nous offre une visite guidée de son Kamasutra voluptueux

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 22/09/2015 à 12H25
Fernando Botero devant son oeuvre pour l'exposition BoteroSutra du Musée Würth d'Erstein

Fernando Botero devant son oeuvre pour l'exposition BoteroSutra du Musée Würth d'Erstein

© France 3 / Culturebox

La nouvelle exposition du musée Würth d'Erstein propose jusqu'au 15 mai 2016 une rétrospective des oeuvres du peintre colombien Fernando Botero. Parmi les peintures aux formes généreuses réalisées depuis les années 60 jusqu'à aujourd'hui, la déambulation propose une plongée dans la volupté naïve inspirée du Kamasutra.

L'Amérique Latine, la tauromachie, le cirque, des portraits et des instantanés de scènes de vie, ou encore des dessins évocateurs et érotiques, tout le style rond et généreux de Fernando Botero est réuni au Musée Würth d'Erstein. L'artiste colombien de 82 ans, présent lors du vernissage, a offert une visite guidée aux journalistes de France 3 Strasbourg.

Reportage : M. Puchin / P. Dezempte / I. Hassid-Guimier

Le Kamasuta interprété par Botero

Issue de la collection Würth et de l'atelier de l'artiste colombien, l'exposition montre ses travaux depuis les années 60 jusqu'à aujourd'hui avec notamment une série intitulée Boterosutra (Le Kamasutra est un recueil indien d’aphorismes sanscrits sur le désir écrit entre les IVe et VIIe siècles). 80 dessins, peintures et sculptures de couples faisant l’amour dans une grande variété de positions (cette partie est déconseillée aux moins de 14 ans).
Kamasutra Botero © France 3 / Culturebox

"Les personnages deviennent comme absents, ils regardent dans le vide. Cette expression créé le mystère. Ils ne sont pas tout à fait en train de faire l’amour. Ils sont là pour la composition", analyse Botero à propos des ses œuvres. 

La corrida dans le sang

Plus jeune, Fernando Botero se destinait à la tauromachie. Il abandonne sa formation dans une école taurine colombienne à la fin des années 1940 et s’oriente alors vers la peinture et le dessin. Mais la passion des taureaux reste inscrite dans ses gènes. "La Tauromachie, c'est le seul sujet que j'ai gardé toute ma vie. J'ai commencé à faire des petits dessins de taureaux et j'ai continué à faire toute ma vie des compositions qui ont quelque chose à voir avec la corrida, la tauromachie". 
Corrida Botero © France 3 / Culturebox

Rondeurs impassibles 

Formes généreuses et femmes girondes, les personnages statiques assis sur un fauteuil posant sous les pinceaux du peintre ont marqué à jamais l’histoire de l’art contemporain et s’arrachent aujourd’hui à prix d’or. La sensualité des formes et le volume, en tant qu‘élément plastique et sensuel hantent l’ensemble de son oeuvre.
Botero1 © France 3 / Culturebox / capture d'écran
"Le volume permet d’exprimer une certaine forme de sensualité, de plasticité. L’introduction du volume fut la cause ou, disons, la révolution la plus importante qu’ait connu l’art", affirme Fernando Botero en évoquant sa carrière. "C'est une chose qui est d'une grande plasticité, d'une grande liberté de couleur, c'est une peinture en soi, c'est plein de possibilités".

Rétrospective Fernando Botero au Musée Würth
Rue Georges Besse
F-67150 Erstein