André Robillard, protégé de Dubuffet, dégaine son art brut pour tuer la misère

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/11/2013 à 15H06
Un des fusils d'André Robillard © France 3

Le concept de l'art brut a été imaginé par Jean Dubuffet, pour définir ce qui était créé sans intention ou savoir artistique. André Robillard fut le dernier, en 1964, à être adoubé dans cette catégorie par le maître de l'art contemporain.

André Robillard est toujours vert, du haut de ses 82 ans. Cette exposition au musée des Beaux-arts d'Orléans, c'est l'occasion de raconter ses objets et dessins, à sa manière très imaginative. Il fait des fusils très rapides, des sputniks colorés qui vont à la conquête de l'espace, des animaux, aussi, avec des traits enfantins. Comme quoi, la vie intérieure est très riche, même si l'on a connu pour tout ou partie une existence de misère.

André Robillard, est un fils de garde-barrière jeté dès l'âge de 7 ans dans un établissement psychiatrique. Il y est interné pour de bon à 19 ans. C'est seulement à l'âge de 33 ans qu'il sort de l'enfermenent à proprement parler, sans quitter l'asile il devient homme à tout faire. C'est là qu'il commence à récupérer tout un tas d'objets. Il en fait dans un premier temps des fusils pour, dit-il," tuer la misère".  Son psychiatre s'intéresse à ce qu'il considère comme des oeuvres, et en envoie quelques unes à Jean Dubuffet qui constitue alors sa collection d'art brut. Le plasticien approuve sans hésiter.

Le reportage de Mélanie Trachsler, Alain Heudes, Serge Proust :

L'exposition est ouverte au Musée des Beaux-arts d'Orléans jusqu'au 26 janvier 2014.