À Berlin, une exposition réunit impressionnistes et expressionnistes

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 20/05/2015 à 20H31
Affiche de l'exposition berlinoise associant impressionnisme et expressionnisme, sur une façade de la Alte NationalGalerie (20 mai 2015)

Affiche de l'exposition berlinoise associant impressionnisme et expressionnisme, sur une façade de la Alte NationalGalerie (20 mai 2015)

© John MacDougall / AFP

Depuis le vendredi 22 mai, artistes impressionnistes français et expressionnistes allemands sont réunis au musée berlinois Alte Nationalgalerie, ce qui constitue une "première mondiale", selon ses concepteurs. L'exposition a pour but de montrer les similitudes entre deux courants majeurs de la peinture.

L'impressionnisme emmené par Claude Monet, Camille Pissarro ou encore Edgar Degas et l'expressionnisme qui se développa autour d'Ernst Ludwig Kirchner et de Max Liebermann, ont entretenu "une grande proximité" qu'il s'agit aujourd'hui d'explorer, a expliqué Udo Kittelmann, directeur de la Nationalgalerie, mercredi au cours de la conférence de presse de présentation de l'exposition "ImEx".

Jusqu'au 20 septembre, quelque 160 chefs-d'oeuvre de ces deux mouvements picturaux de la deuxième moitié du XIXe siècle et du début du XXe se retrouvent pour la première fois dans "une confrontation directe", selon Michael Eissenhauer, directeur général des musées d'État de Berlin.

Vidéo trailer de l'exposition

"La question revient sans cesse : pourquoi une telle manifestation n'a-t-elle pas été organisée plus tôt ?", s'est interrogé Udo Kittelmann, rappelant que les expositions ou collections permanentes consacrées à l'impressionnisme ou à l'expressionnisme attiraient toujours un public très nombreux.

Deux mouvements, deux capitales

Les deux mouvements sont fortement associés à "deux villes, Paris, thème principal de l'impressionnisme, et Berlin, thème principal de l'expressionnisme", a noté Angelika Wesenberg, commissaire de l'exposition. Ainsi se côtoient des oeuvres de Camille Pissarro comme "Boulevard Montmartre de nuit" et "Le Boulevard Montmartre, matin d'hiver" et de Kirchner, "Potsdamer Platz" ou "Nollendorfplatz" qui explorent les deux villes en plein essor au moment de l'industrialisation.

Le tableau "Chez Père Lathuille" d'Édouard Manet et la sculpture "Die Sinnende" de Wilhelm Lehmbruck, voisins dans l'expo berlinoise (20 mai 2015)

Le tableau "Chez Père Lathuille" d'Édouard Manet et la sculpture "Die Sinnende" de Wilhelm Lehmbruck, voisins dans l'expo berlinoise (20 mai 2015)

© Stéphanie Pilick / DPA / AFP

Outre"la grande ville, la périphérie et les passants", l'exposition décline les thèmes des loisirs, des relations, des artistes ou encore de la campagne pour explorer ce qui peut lier ou différencier Paul Cézanne et Emil Nolde, Max Beckmann ou Edvard Munch.

Si les maîtres des deux mouvements sont aujourd'hui admirés dans le monde entier, leurs oeuvres ont été plus que décriées à l'époque où ils les ont peintes, a rappelé Udo Kittelmann, avant de rappeler une question adressée à un collectionneur d'art à l'époque : "Vous avez vraiment donné de l'argent pour une telle m...?"

La Nationalgalerie de Berlin a été l'un des tout premiers musées à acquérir des toiles de l'impressionnisme, "et ce avant Paris ou d'autres métropoles", a également souligné la commissaire de l'exposition, citée par l'AFP. Quelque 80% des oeuvres présentées proviennent de l'Alte Nationalgalerie, le reste étant des prêts de musées de Paris, de Berne, New York ou encore Londres et Madrid.