Qobuz, site de musique en ligne, racheté par la société Xandrie

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 29/12/2015 à 18H02
Le logo 2015 de Qobuz

Le logo 2015 de Qobuz

© DR

Qobuz, site de musique en ligne en redressement judiciaire depuis novembre, sera racheté par la plate-forme de distribution de jeux vidéo et de biens culturels Xandrie, a fait savoir le repreneur mardi.

"Le tribunal de commerce de Paris a nommé Xandrie comme repreneur des actifs de Qobuz", a déclaré à l'AFP Denis Thébaud, PDG et actionnaire majoritaire de Xandrie, précisant que les dettes ne seraient pas reprises.

L'offre de Xandrie propose de garder "quasiment tous les salariés", soit "une quarantaine de personnes", a-t-il ajouté. La société, qui édite Allbrary, site de téléchargement de livres électroniques, de logiciels ou encore de partitions musicales, était en concurrence pour la reprise de Qobuz avec l'offre du site de vente en ligne de matériel hi-fi SonVideo.com associé à l'homme d'affaires Henri de Bodinat.

"Le plan de Xandrie avait la préférence des salariés et était le mieux disant financièrement", a souligné Yves Riesel, co-fondateur et jusqu'ici PDG de Qobuz, interrogé par l'AFP. "Ce qui compte maintenant c'est l'avenir de l'entreprise." Selon le dirigeant, Xandrie a "compris le potentiel" de Qobuz qui propose un modèle payant depuis sa création et donne la priorité à la qualité du son (qualité CD puis haute résolution) et de l'offre musicale, avec beaucoup de contenus exclusifs et un catalogue faisant la part belle au classique et au jazz.

"Poursuivre dans la haute qualité, sonore et éditoriale"

"Nous souhaitons poursuivre dans la haute qualité, sonore et éditoriale, qui faisait la marque de fabrique de Qobuz", a confirmé Denis Thébaud.

Le repreneur compte également investir pour mieux faire connaître la marque et "pour faire évoluer le produit", tant dans sa version sur ordinateur que sur téléphone portable. Il souhaite aussi "le développer à l'international", l'Allemagne et le Royaume-Uni étant désignés comme les deux marchés prioritaires.

Le regret d'Yves Riesel

Yves Riesel a précisé qu'il accompagnerait la nouvelle direction pendant une période de transition. S'il est soulagé de la solution trouvée, il se dit toutefois amer que Qobuz n'ait "pas trouvé de financement pour se développer avec ses fondateurs", convaincu que des "PME culturelles" ont toute leur place sur internet, à côté des géants tels que Deezer et Spotify.

Après deux levées de fonds d'un total de 13 millions d'euros auprès des fonds de capital-risque Innovacom et Sigma Gestion, le site créé en 2008 n'avait en effet pas réussi à boucler un nouveau tour de table. Qobuz avait alors été placé en redressement judiciaire le 9 novembre, après une période d'observation de plus d'un an au cours de laquelle aucun repreneur ne s'était manifesté.