Pokémon Go : l'Etat de New York interdit le jeu aux délinquants sexuels

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 01/08/2016 à 18H49
Des enfants jouent à Pokémon Go, à Central Park (New-York), le 29 juillet 2016.

Des enfants jouent à Pokémon Go, à Central Park (New-York), le 29 juillet 2016.

© MICHAEL LOCCISANO / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le jeu phénomène, populaire chez les jeunes, permet de localiser d'autres joueurs lors de la chasse virtuelle aux Pokémons. Ce qui pourrait en faire un outil pour les prédateurs sexuels, selon le gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo.

"A mesure que la technologie évolue, nous devons nous assurer que ces avancées n'offrent pas de nouvelles possibilités à de dangereux prédateurs de s'en prendre à d'autres victimes", a déclaré lundi Andrew Cuomo, gouverneur de l'Etat de New York. Souhaitant "protéger les enfants de New York", il a enjoint le département pénitentiaire et de probation (DOCCS) d'interdire à près de 3.000 délinquants sexuels fichés de jouer au jeu phénomène Pokémon Go. Cette interdiction vise aussi les autres jeux "similaires" à Pokémon Go. 

Aux Etats-Unis, toutes les personnes condamnées pour des délits à caractère sexuel sont inscrites dans un fichier dédié. Elles doivent s'assurer que les informations les concernant, notamment l'adresse, sont à jour.

Un jeu populaire chez les jeunes

Très prisé du jeune public, le jeu développé par la société américaine Niantic, a été téléchargé plus de 75 millions de fois. Pokémon Go consiste à attraper Pikachu et autres créatures virtuelles, qui apparaissent à proximité du joueur grâce à la caméra du téléphone. Lors de cette chasse virtuelle, le jeu permet de localiser d'autres joueurs... ce qui pourrait en faire un outil pour les prédateurs sexuels, selon le gouverneur.
 
Andrew Cuomo a également adressé un courrier à Niantic lui demandant d'empêcher ces anciens délinquants sexuels, ayant purgé leur peine, de jouer au jeu le plus populaire du moment. Le gouverneur a expliqué avoir pris cette décision après que deux élus du Sénat de New York ont démontré que des enfants avaient joué, sans le savoir, à Pokémon Go près du lieu de résidence de délinquants sexuels fichés, voire chez l'un d'entre eux.