Michel Onfray lance sa "Web TV"

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/09/2016 à 09H33
Michel Onfray dans "La Grande Librairie" sur  France 5 (17 mars 2016)

Michel Onfray dans "La Grande Librairie" sur  France 5 (17 mars 2016)

© Baltel / Sipa

Le philosophe et écrivain Michel Onfray a lancé lundi sa "Web TV", un site internet qui propose des vidéos dans lesquelles il commente l'actualité face caméra.

Le site michelonfray.com, qui doit être payant à partir du 12 septembre (4 euros par mois ou 40 euros par an), annonce en outre sur sa page "Invités", encore vierge mardi matin, "un espace de libre expression" ou il "recevra "des intellectuels, des philosophes, artistes ou membres de la société civile".

"La Web TV, c'est pas un truc à ma gloire comme il a été déjà dit", c'est pour échapper "au culte de la petite phrase, du sniper prêt à tout pour créer le buzz", et "pour organiser la visibilité de l'université populaire de Caen (UPC)", a dit le philosophe interrogé par l'AFP.

Michel Onfray présente sa Web TV (5 septembre 2016)

Il concentre les cours de son Université populaire sur juillet

Créée en 2002, pour "répondre" à la montée du Front national, l'UPC propose une vingtaine de cours par an dispensés par une vingtaine d'intervenants sur des sujets très variés (littérature, musique, psychanalyse...). Michel Onfray y donnait depuis 2002 et jusqu'en juin un un cours hebdomadaire de philosophie suivi par près d'un millier de personnes et diffusé l'été par France culture.

Ses cours ne figurent pas au programme 2016-2017 de l'UPC et seront regroupés sur une semaine en juillet 2017, indique le philosophe.

Le site, supervisé techniquement par la société de production télévisuelle Téléparis, précise Michel Onfray, propose aussi des vidéos des cours. Sur la "WebTv", "on reprend en main de façon libertaire et non libérale des informations", ajoute, sur le site, Michel Onfray qui dit en avoir assez d'être "traité de nazi".

L'écrivain a été accusé par plusieurs médias de flirter avec l'extrême droite, ce qu'il récuse. "C'est aussi parce que j'ai fait l'objet de campagnes de dénigrement un peu systématique dans des journaux ou des émissions de tv dont chacun se souviendra, que j'ai estimé qu'on devait pouvoir créer un média libre et indépendant", ajoute Michel Onfray sur le site, faisant implicitement allusion à une Une de l'Express titrée "Faut-il brûler Michel Onfray?".

Le site comprend par ailleurs une page "archives" destinée à "regrouper l'ensemble des prises de parole de Michel Onfray" dans les médias.

Lundi, le philosophe, traduit "dans plus de 25 pays", y apparaissait ainsi dans une émission animée par Alain de Benoist, figure idéologique majeure de l'extrême droite, sur TV Libertés, et sur France 5 dans une émission animée Franz-Olivier Giesbert.