Le robot liquide de "Terminator 2", source d'inspiration d'une imprimante 3D

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 18/03/2015 à 16H50
Le robot en métal liquide de Terminator 2

Le robot en métal liquide de Terminator 2

© Collection Christophel

L'effrayant robot tueur métallique du film "Terminator 2", capable de se liquéfier puis de se reformer, a inspiré aux États-Unis un tout nouveau type d'imprimante 3D.

Le chimiste Joseph DeSimone a présenté à la conférence TED de Vancouver, dans l'ouest du Canada, une machine capable d'imprimer en 3D des créations comme si elles émergeaient d'un métal liquide, rappelant le redouté robot T-1000 de "Terminator 2" surgissant d'une flaque argentée.
Démonstration de la nouvelle imprimante 3D Clip, par la société Carbon3D
Une technologie qui exploite la lumière et l'oxygène

"Nous nous sommes inspirés de la scène du T-1000 dans Terminator 2", a expliqué Joseph DeSimone. "Pourquoi ne pourrions-nous pas avoir un objet qui naît d'une flaque en temps réel sans faire pratiquement aucun déchet ?" DeSimone et son équipe ont développé une technologie qu'ils ont appelée Continuous Liquid Interface Production ou "Clip" (production par interface de liquide continu, ndlr) qui exploite les pouvoirs de la lumière et de l'oxygène, permettant à l'imprimante de donner rapidement vie à des objets à partir d'un matériau élastique avec des propriétés sophistiquées.
De la flaque au robot liquide, dans "Terminator 2" (1991)...
Imprimer des parties de l'objet à la vitesse d'un fabricant classique "change la donne", a-t-il confié à l'AFP. Les imprimantes tri-dimensionnelles fonctionnent avec des couches successives de matériaux, qui construisent lentement les objets, pendant plusieurs heures. Ce qui suppose qu'on ne peut pas utiliser de la résine, car elle aura changé chimiquement de consistance avant la fin de l'impression.

"Clip", le nouveau système, 25 à 100 fois plus rapide

"L'impression en 3D est en fait un terme inapproprié; c'est en fait une impression en 2D qui imprime encore et encore", a noté Joseph DeSimone. "Il y a des champignons qui poussent plus rapidement que les impressions en 3D", selon lui. Or le système Clip est 25 à 100 fois plus rapide que celui des imprimantes tri-dimensionnelles actuelles.

Des implications insoupçonnées

Il utilise en outre de la résine synthétique, aux propriétés mécaniques particulièrement solides, pour fabriquer les dernières parties, a souligné Joseph DeSimone. Cette technologie pourrait transformer le mode de fabrication des voitures, des avions et des turbines jusqu'à celle des implants dentaires pour mieux les adapter aux patients.

Ce système Clip a été testé par un constructeur automobile; un fabriquant de vêtements de sport, un studio de design d'Hollywood et un laboratoire de recherche, selon ses inventeurs. DeSimone et son équipe ont ouvert un magasin dans la Silicon Valley et vont augmenter leur production d'ici un an, mais ils n'ont pas encore fixé de prix pour leurs imprimantes.