Un "Fleuriste haute couture" expose ses créations à Luneville

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 02/04/2012 à 08H54
  • Fleuriste haute couture, Docquin (à gauche) et Scott (à droite)
  • Fleuriste haute couture, modèle Christian Dior Couture
  • Fleuriste haute couture, modèle Christophe-Alexandre Docquin
  • "Fleuriste haute couture", modèle Elie Saab
  • Fleuriste haute couture, modèle Emanuel Ungaro Couture
  • Fleuriste haute couture, modèle Lwren Scott
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  • Fleuriste haute couture, Docquin (à gauche) et Scott (à droite)
    Fleuriste haute couture, Docquin (à gauche) et Scott (à droite) © DR
  • Fleuriste haute couture, modèle Christian Dior Couture
    Fleuriste haute couture, modèle Christian Dior Couture © DR
  • Fleuriste haute couture, modèle Christophe-Alexandre Docquin
    Fleuriste haute couture, modèle Christophe-Alexandre Docquin © DR
  • "Fleuriste haute couture", modèle Elie Saab
    "Fleuriste haute couture", modèle Elie Saab © DR
  • Fleuriste haute couture, modèle Emanuel Ungaro Couture
    Fleuriste haute couture, modèle Emanuel Ungaro Couture © DR
  • Fleuriste haute couture, modèle Lwren Scott
    Fleuriste haute couture, modèle Lwren Scott © DR

Jusqu'en mars 2013, le conservatoire des Broderies de Lunéville accueille une exposition consacrée à un métier de la mode rare, celui de la fabrication de fleurs artificielle. Les créateurs Christophe-Alexandre Docquin, Christian Dior, Elie Saab, Emanuel Ungaro et Lwren Scott ont mis à disposition leurs robes haute couture brodées par Bruno Legeron.

« Fleuriste plumassier », telle est la définition de ce métier de l'ombre mis en lumière. Le conservatoire se passionne pour les métiers d’art de la mode, pour ne pas dire les métiers rares de la mode. La fleur artificielle, en tissu, demande l’art et le savoir-faire de petites mains. Dès l’Antiquité, l’homme s’est inspiré de dame nature dans le but d’orner ses parures. C’est véritablement vers le milieu du 18e siècle que les imitations végétales connaissent un développement. La réputation des fleurs parisiennes est alors universelle. Les chapeaux seront les accessoires privilégiés qui mettront en valeur cet art exceptionnel.

C’est un atelier parisien qui perpétue une tradition familiale, héritage de l’arrière grand-père. Spécialiste de tout type de fleurs, ces réalisations requièrent une dextérité minutieuse. Si de nos jours, la tendance est plutôt aux fleurs stylisées, chez Legeron, on sait répondre à tout type de demande, voir à fabriquer, comme autrefois, des imitations très réalistes de fleurs mais aussi feuilles, fruits. Ici, on ne travaille que sur commande, selon les désirs des clients, après un entretien avec le maître de l’art.

Le conservatoire, c'est aussi la découverte du plissé et de la broderie Lunéville
Devant l'intérêt du public pour l'exposition 2011 consacrée à un domaine mal connu, celui des plissés, le Conservatoire lui réserve, à nouveau, un espace en 2012 pour ‘prendre connaissance’ avec ce métier rare. La découverte de ce savoir-faire se fait avec la présentation d'échantillons et de modèles de plis, dont une pièce exceptionnelle, un guéridon plissé. Le plisseur est Gérard Lognon, Paris.

Plissé Lognon pour Dominique Sirop

Plissé Lognon pour Dominique Sirop

© DR

Le visiteur peut aussi admirer des robes et pièces de collection mettant en lumière les broderies de Lunéville, du Point de Lunéville d’origine à sa technique dérivée, la broderie perlée. Ainsi s’égraineront les années, de la fin du 20e ou le « jais » est très présent aux années folles, années 30, années 40 jusqu'à la relance de la broderie perlée des années 50 avec les accessoires.
Château de Lunéville. BP 70117. 54304 Luneville Cedex. Tél/fax: 03.83.73.56.86. Le Conservatoire des Broderies de Lunéville est ouvert tous les jours sauf le mardi de 14h à 18h. Entrée gratuite.