Le travail des "plissés" de Gérard Lognon s'expose à Lunéville

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 02/01/2012 à 11H15
  • Echantillon de tissus plissé motif « Fleur » (19)
  • Echantillon de tissu plissé motif « Paon »
  • Echantillon de tissus plissé motif « Phile » (20)
  • Echantillon de tissus plissé motif « Petite fleur » (18)
  • Echantillon de tissu plissé motif « Diamant » (17)
  • Les métiers à plisser sont alignés sur des rayonnages
  • On s’apprête à plisser un tissu suivant le modèle ‘soleil’ : mise en place du tissu sur la face inférieure du métier déjà installée sur le plan de travail.
  • Suite de l’opération avec la mise en place de la face supérieure du métier.
  • le travail ‘machine se termine ‘à la main’, ici, on contrôle le travail tout en préparant le conditionnement pour l’opération d’étuvage.
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  • Echantillon de tissus plissé motif « Fleur » (19)
    Echantillon de tissus plissé motif « Fleur » (19) © Gérard Lognon
  • Echantillon de tissu plissé motif « Paon »
    Echantillon de tissu plissé motif « Paon » © Gérard Lognon
  • Echantillon de tissus plissé motif « Phile » (20)
    Echantillon de tissus plissé motif « Phile » (20) © Gérard Lognon
  • Echantillon de tissus plissé motif « Petite fleur » (18)
    Echantillon de tissus plissé motif « Petite fleur » (18) © Gérard Lognon
  • Echantillon de tissu plissé motif « Diamant » (17)
    Echantillon de tissu plissé motif « Diamant » (17) © Gérard Lognon
  • Les métiers à plisser sont alignés sur des rayonnages
    Les métiers à plisser sont alignés sur des rayonnages © Gérard Lognon
  • On s’apprête à plisser un tissu suivant le modèle ‘soleil’ : mise en place du tissu sur la face inférieure du métier déjà installée sur le plan de travail.
    On s’apprête à plisser un tissu suivant le modèle ‘soleil’ : mise en place du tissu sur la face inférieure du métier déjà installée sur le plan de travail. © Gérard Lognon
  • Suite de l’opération avec la mise en place de la face supérieure du métier.
    Suite de l’opération avec la mise en place de la face supérieure du métier. © Gérard Lognon
  • le travail ‘machine se termine ‘à la main’, ici, on contrôle le travail tout en préparant le conditionnement pour l’opération d’étuvage.
    le travail ‘machine se termine ‘à la main’, ici, on contrôle le travail tout en préparant le conditionnement pour l’opération d’étuvage. © Gérard Lognon

Ce maître plisseur est l’un des derniers sur la place parisienne qui travaille pour les plus grands créateurs. Au travers d'échantillons de tissus plissés mais aussi via la présentation de robes haute couture et de prêt-à-porter (Christophe-Alexandre Docquin, Dior Heritage, Dominique Sirop, Emanuel Ungaro Couture...), son travail s'expose jusqu'au 31 mars au musée du Conservatoire des broderies de Lunéville.

Le plissé en haute couture demeure un travail d’exception. De même que l’on brode un tissu pour créer un motif afin d'obtenir tel ou tel effet, ici, avec le plissage, les motifs crées par le tissu lui-même tendent vers le même but.

Dans l’atelier parisien de Gérard Lognon, le plissage est un travail magique et une affaire de famille. La plus grande partie des 3 000 moules ou métiers de plis fut réalisée par son grand-père, indique le maître plisseur. Le métier à plisser est constitué de deux feuilles de carton Kraft qui s’emboîtent parfaitement. Il est déroulé sur une table puis ouvert pour séparer les deux feuilles de carton. Le tissu est, ensuite, étalé méticuleusement sur le métier. Intervient alors la phase délicate ou les deux plisseurs, positionnés en bout de table, forment à la main les plis au fur et à mesure en les rapprochant vers eux. L’ensemble est, ensuite, passé à l’étuve.

Chaque modèle de pli est défini par un nom
Selon Gérard Lognon, il n’existe pas de nomenclature particulière en terme de classification. Néanmoins, chaque métier, et par conséquent chaque modèle de pli, est défini par un nom "‘paon", "victor", "fleur", "azzaro"... On distingue, toutefois, des grandes familles de plissage, tel les « plats », « creux », « soleil », « accordéon »… D’autres, plus rares, portent le nom de leur créateur, tel « Watteau », « Fortuny ». Enfin, les plis simples jusqu’à 12 mm peuvent être réalisés à la machine.

Valoriser également le patrimoine Broderie de Lunéville
Le musée du Conservatoire des broderies de Lunéville a comme objectif la valorisation du patrimoine «Broderie de Lunéville», et, en parallèle, la transmission des savoir-faire. Le visiteur peut admirer des robes et pièces de collection mettant en lumière les broderies de Lunéville, du Point de Lunéville d’origine à sa technique dérivée, la broderie perlée. Ainsi s’égrainent les années, avec des temps forts, comme la fin du XXe ou le « jais » est très présent, les années folles, les plus discrètes années 30, les rares années 40 et la relance de la broderie perlée des années 50 avec les accessoires.


Château de Lunéville BP 70117 54304 Luneville Cedex.
Tous les jours sauf le mardi de 14h à 18h. Entrée gratuite.
Tél/fax : 03 83 73 56 86