Diaporama 20 photos
Par Corinne Jeammet @Culturebox

Le créateur Nicolas Theil réalise le montage d'un sac... tout en images

Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/02/2012 à 11H00
  • Nicolas Theil et 2 sacs de sa collection printemps-été 2012
    01 /20
    Nicolas Theil et 2 sacs de sa collection printemps-été 2012
    Expatrié au Japon à 14 ans, à son retour en France, il fera un passage par une école d’ingénieur – où oppressé par la contrainte de la construction formelle, il se découvrira une passion pour l’art et le dessin - puis intègrera l’école Duperré où il se spécialise dans l’accessoire.
    © Corinne Jeammet
  • Le patron du sac modèle 500 est placé sur la peau
    02 /20
    Le patron du sac modèle 500 est placé sur la peau
    Il faut découper les différentes pièces qui vont constituer le sac. "Il faut de 40 à 70 étapes pour faire ce sac" indique le jeune créateur.
    © Corinne Jeammet
  • Certaines pièces sont découpées dans un renfort de cuir
    03 /20
    Certaines pièces sont découpées dans un renfort de cuir
    Certaines pièces du patron sont posées sur un renfort de cuir agloméré pour être découpées. "Ce renfort est nécessaire pour assurer la rigidité du fond du sac, du haut du sac et des poignets" précise Nicolas Theil.
    © Corinne Jeammet
  • Collage des pièces découpées
    04 /20
    Collage des pièces découpées
    Les pièces ainsi découpées (fond du sac, haut du sac et les 2 poignets) sont, ensuite, collées sur du cuir de veau légèrement glacé. "Ecorce minérale, écorce terrestre, c'est un cuir tanné au chrome que j'utilise" indique le créateur.
    © Corinne Jeammet
  • La pièce de cuir est parée
    05 /20
    La pièce de cuir est parée
    Le créateur utilise ici une pareuse. But de l'opération: diminuer l’épaisseur du cuir de moitié au niveau de la couture… ou des rembords pour faciliter, ensuite, la réalisation des dites coutures.
    © Corinne Jeammet
  • La découpe des emballages
    06 /20
    La découpe des emballages
    Nicolas Theil utilise des emballages, sans perforation, en polypropyléne et polyuréthane de couleur bleue, jaune, blanc, orange. Ces emballages, une fois découpés, seront collés sur le cuir. Ils serviront à donner du relief sur le devant, le dos et les côtés du sac.
    © Corinne Jeammet
  • Donner du relief à la matière
    07 /20
    Donner du relief à la matière
    Les reliefs, obtenus après découpages, symbolisent le désert et sa terre aride, thème de cette collection printemps-été 2012.
    © Corinne Jeammet
  • Positionnement des emballages
    08 /20
    Positionnement des emballages
    Les emballages, découpés à la main, sont collés sur le cuir. C’est leur placement qui déterminera le dessin et le relief. Résultat : c’est un sac unique, fait entièrement à la main.
    © Corinne Jeammet
  • La doublure est encollée sur le cuir
    09 /20
    La doublure est encollée sur le cuir
    La doublure est encollée sur le cuir. Elle protège le contenu du sac.
    © Corinne Jeammet
  • Faire apparaitre le relief
    10 /20
    Faire apparaitre le relief
    L'utilisation d'emballage s'inscrit aussi dans une démarche écologique. "J'ai déposé un dossier pour un concours axé sur le design durable", souligne le jeune créateur qui recycle ses chutes et travaille le propylène pour sa durée de vie et sa praticité.
    © Corinne Jeammet
  • Passage à la machine
    11 /20
    Passage à la machine
    "Pour accentuer encore plus le relief et surtout rigidifier l'ensemble, les reliefs sont surlignés d'une piqure" explique Nicolas Theil.
    © Corinne Jeammet
  • Les bords sont encolés
    12 /20
    Les bords sont encolés
    Les étapes sont minutieuses et nombreuses.
    © Corinne Jeammet
  • Les boucles sont collées sur le cuir
    13 /20
    Les boucles sont collées sur le cuir
    "J’utilise d’anciennes boucles de la SNCF en acier découpé au laser poli main en argent rhodié" précise-t-il avant de rajouter qu'il "achète en France ses matériaux".
    © Corinne Jeammet
  • Les zips sont positionnés
    14 /20
    Les zips sont positionnés
    Etape suivante: l'assemblage des deux parties qui constituent le devant du sac avec un zip
    © Corinne Jeammet
  • Les pièces encollées sont maintenant cousues ensemble
    15 /20
    Les pièces encollées sont maintenant cousues ensemble
    Les deux pièces qui constituent le devant du sac sont assemblées ensemble à la machine.
    © Corinne Jeammet
  • Le sac est entièrement piqué à la machine
    16 /20
    Le sac est entièrement piqué à la machine
    Le devant du sac (avec les pièces en reflief) est assemblé aux autres pièces: le fond, le dos... 
    © Corinne Jeammet
  • Le sac assemblé est retourné
    17 /20
    Le sac assemblé est retourné
    Le sac assemblé est retourné © Corinne Jeammet
  • Le zip principal est positionné avec de la colle avant d'être cousu
    18 /20
    Le zip principal est positionné avec de la colle avant d'être cousu
    Le zip principal est positionné avec de la colle avant d'être cousu
    © Corinne Jeammet
  • La doublure intérieure est encollée sur le cuir. Elle finalise le sac
    19 /20
    La doublure intérieure est encollée sur le cuir. Elle finalise le sac
    La frontière entre masculinité et féminité est mince dans l'imaginaire du créateur. Résultat: ses créations sont souvent mixtes. Une mixité qui s’exprime à travers des matières, formes et détails contradictoires.
    © Corinne Jeammet
  • Le sac est tout juste terminé
    20 /20
    Le sac est tout juste terminé
    La collection, composée de 22 pièces différentes, comprend - outre les sacs - également une ligne de bijoux (moulés puis polis) ainsi que des pochettes pour un total de 50 à 60 pièces, si l'on compte toutes les déclinaisons de couleurs.
    © Corinne Jeammet

Entre voyages au bout du monde et stages chez de grands créateurs, Nicolas Theil dépose sa marque puis rejoint l’équipe de Jean-Paul Gaultier, avec laquelle il collabore de 2008 jusqu’en avril 2011. En mars 2011, il lance sa collection, une dizaine de pièces de maroquinerie qu'il vend sur internet et via le bouche-à-oreille. Sa véritable première collection printemps-été 2012, imaginée dans ses ateliers parisiens et produite en France, compte 22 pièces. « J’ai commencé à imaginer la dernière collection en me baladant sur une plage : échoués sur le sable, il y avait plus de matières plastiques que d’os de seiche.... ». Son travail est inspiré par une préoccupation générationnelle : l’avenir du monde, la destruction, la reconstruction… « Pour moi, ces notions sont intrinsèques à la vie. J’ai foi en la nature, en l’homme, j’aime la trace qu’il laisse sur la pierre qu’il polit, le cuir qu’il tanne ».

Focus en images sur la réalisation d'un sac, en cuir de sa nouvelle collection, qui a nécessité de 40 à 70 étapes.