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Par Corinne Jeammet @Culturebox

Indémodable, "la petite veste noire" de Chanel en halte à Paris : derniers jours

Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 07/11/2012 à 11H26
  • La veste Chanel portée ici par Jeanne Moreau dans le film "Les liaisons dangereuses" de Vadim (1960)
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    La veste Chanel portée ici par Jeanne Moreau dans le film "Les liaisons dangereuses" de Vadim (1960)
    Face au style des années 50, jugé par Gabrielle Chanel trop contraignant et peu adapté à l’époque, elle impose un vêtement à l’élégance désinvolte, masculin-féminin.  Avec le tailleur Chanel, apparaît bien évidemment l’indémodable veste de tweed. Une veste qui ne ressemble à nulle autre : droite, structurée, fermée bord à bord.
    © Chanel
  • Saskia de Brauwthe
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    Saskia de Brauwthe
    Alors que le tweed s’impose comme matière emblématique, Mademoiselle Chanel met au point des astuces techniques qui vont faire de la veste une seconde peau, un vêtement unique.
    © Karl Lagerfeld
  • Astrid Berges Frisbey
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    Astrid Berges Frisbey
    « Parce que l’élégance du vêtement, c’est la liberté de bouger », elle bannit les entoilages et les épaulettes qui, selon elle, raidissent le vêtement.   Pour gagner en souplesse tout en gardant le maintien, le devant de la veste est monté dans le droit fil, sans pinces poitrine. Même principe pour le dos, simplement séparé par une couture au milieu.
    © Karl Lagerfeld
  • Charlotte Casiraghithe
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    Charlotte Casiraghithe
    Pour donner un parfait tombé, une chaîne en laiton est apposée au bas de la veste. Le retour de la doublure vient la cacher.   « L’envers vaut l’endroit » avait elle l’habitude d’affirmer. Et parce que tout élément se doit de remplir une fonction, les poches sont placées pour y mettre les mains, geste à l’époque plutôt masculin.
    © Karl Lagerfeld
  • Edgar Ramirezthe
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    Edgar Ramirezthe
    La ganse souligne les contours de la veste, le bord des poches, le bas des manches.   Elle imprime une force graphique, avec des galons en gros grain, en maille ou autres infinies variations, unicolores ou bicolores, parfois même taillés et rapportés dans une lisière à effet « non fini » frangé.
    © Karl Lagerfeld
  • Ken Hiraithe
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    Ken Hiraithe
    Les boutons se font bijoux, en galalithe, en métal doré, ponctués d’une tête de lion (signe astrologique de Mademoiselle Chanel), de blé, d’un camélia, ou, à partir de 1959, siglés d’un double C.
    © Karl Lagerfeld
  • Sandro Koppthe
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    Sandro Koppthe
    Aujourd’hui, rien n’a changé. Tout en restant dans la tradition, Karl Lagerfeld, capteur de l’air du temps, a donné une nouvelle vie à la veste avec une juste dose d’impertinence et d’humour.   Il la dépareille de sa jupe et il multiplie clins d’oeil et audaces, déclinant tweeds inédits, blouses contrastées, mélanges osés de matières et de motifs.
    © Karl Lagerfeld
  • Sarah Jessica Parker
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    Sarah Jessica Parker
    Au départ, la veste n'existe que dans l'esprit de son créateur, Karl Lagerfeld.    Il concrétise son idée sous la forme d'un croquis, qu'il remet à la Première d'atelier qui va interpréter le dessin avec la plus grande exactitude en respectant fidèlement les proportions, les détails et la coupe du vêtement dessiné par Karl Lagerfeld.
    © Karl Lagerfeld
  • Zhou Xunthe
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    Zhou Xunthe
    Le croquis de Karl Lagerfeld est tout d'abord interprété à l'aide de la toile.    Le tissu choisi est étendu sur la table de coupe pour pouvoir y disposer les pièces qui composent la veste, puis les éléments sont découpés avant assemblage. En cours de montage, les proportions sont vérifiées avec les finitions.
    © Karl Lagerfeld
  • Séance photo avec Sarah Jessica Parker shootée par Karl Lagerfeld
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    Séance photo avec Sarah Jessica Parker shootée par Karl Lagerfeld
    Le couturier a réuni autour du projet du livre plus de 100 personnalités : acteurs, artistes, chanteurs, rock stars pour former un éventail de la culture contemporaine mondiale. Des générations se sont croisées devant l'objectif de Kark Lagerfeld. Tous ce sont prêtés au jeu de la transformation. 
    © Chanel

Il y a eu le livre « La Petite Veste Noire : Un classique de Chanel », puis l’exposition digitale qui présentait 113 photos de Karl Lagerfeld extraites de cet ouvrage. La veste iconique y était portée par des célébrités internationales dans une mise en scène innovante : les photos apparaissent sur l'écran de manière aléatoire sous la forme d’un cylindre tramé. Maintenant, c’est au tour de l’exposition -bien réelle, cette fois-ci- de faire une halte à Paris. Après Tokyo, New York, Taipei, Hong Kong, Londres et Moscou, Karl Lagerfeld a choisi le Grand Palais. « J’adore le Grand Palais, c’est un endroit unique. Pour moi, c’est le coeur de Paris », explique le couturier. Au travers d'une centaine de photographies de personnalités internationales, telles Vanessa Paradis, Alice Dellal, Maïwenn et Clémence Poésy s'appropriant cette veste iconique chacune à leur manière, Karl Lagerfeld illustre l'universalité de cette pièce vestimentaire, à la fois intemporelle et résolument contemporaine. 
 

Le temps de cette exposition, une sélection de vestes de la collection Croisière est mise en scène dans les vitrines des boutiques Chanel à Paris. A lire "La Petite Veste Noire : Un classique de Chanel revisité par Karl Lagerfeld et Carine Roitfeld". Edition Steidl. Göttingen, 2012. 78 euros. 
"La petite veste noire de Chanel". Grand Palais. Galerie Courbe. Entrée Rotonde Alexandre III. Angle avenue Winston Churchill. Cours la Reine. 75008 Paris. De 10H-20H. Entrée gratuite. Du 10 au 25 novembre 2012.