Exposition : le carnaval au temps de Balzac

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 13/11/2012 à 07H59
  • Le Carnaval à Paris... au temps de Balzac
  • « L’entrée au bal masqué, aujourd’hui à minuit, grand bal masqué au théâtre***. Ces fêtes brillantes continuent à attirer l’élite de la « Société parisienne » par Benjamin Roubaud
  • « Voilà un avant-deux qui fait rire le Municipal, mais ça me fait de la peine pour ton innocence Gouapette…/ N’as pas peur ! quand mon innocence est en avant-deux, le Municipal ne rit pas ! » par Gavarni
  • Balochard par Gavarni
  • Deux pierrots devant une affiche « Bal non travesti » par Gavarni
  • « Et vos pauv’femmes ? affreux gueux ! » par Gavarni
  • Le boeuf gras par Honoré Daumier
  • Titi par Gavarni
  • Une conquête (Madame Alcibiade/ Modèle/ pose l’ensemble) par Gavarni
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  • Le Carnaval à Paris... au temps de Balzac
    Le Carnaval à Paris... au temps de Balzac © Maison de Balzac / Roger-Viollet
  • « L’entrée au bal masqué, aujourd’hui à minuit, grand bal masqué au théâtre***. Ces fêtes brillantes continuent à attirer l’élite de la « Société parisienne » par Benjamin Roubaud
    « L’entrée au bal masqué, aujourd’hui à minuit, grand bal masqué au théâtre***. Ces fêtes brillantes continuent à attirer l’élite de la « Société parisienne » par Benjamin Roubaud © Maison de Balzac / Roger-Viollet
  • « Voilà un avant-deux qui fait rire le Municipal, mais ça me fait de la peine pour ton innocence Gouapette…/ N’as pas peur ! quand mon innocence est en avant-deux, le Municipal ne rit pas ! » par Gavarni
    « Voilà un avant-deux qui fait rire le Municipal, mais ça me fait de la peine pour ton innocence Gouapette…/ N’as pas peur ! quand mon innocence est en avant-deux, le Municipal ne rit pas ! » par Gavarni © Maison de Balzac / Roger- Viollet
  • Balochard par Gavarni
    Balochard par Gavarni © Maison de Balzac / Roger-Viollet
  • Deux pierrots devant une affiche « Bal non travesti » par Gavarni
    Deux pierrots devant une affiche « Bal non travesti » par Gavarni © Maison de Balzac / Roger- Viollet
  • « Et vos pauv’femmes ? affreux gueux ! » par Gavarni
      © Maison de Balzac / Roger- Viollet
  • Le boeuf gras par Honoré Daumier
    Le boeuf gras par Honoré Daumier © Maison de Balzac / Roger- Viollet
  • Titi par Gavarni
    Titi par Gavarni © Maison de Balzac / Roger-Viollet
  • Une conquête (Madame Alcibiade/ Modèle/ pose l’ensemble) par Gavarni
    Une conquête (Madame Alcibiade/ Modèle/ pose l’ensemble) par Gavarni © Maison de Balzac / Roger-Viollet

Cette exposition invite à revivre un temps fort de la vie parisienne au temps de Balzac. « Chacun sait que depuis 1830 le carnaval a pris à Paris un développement prodigieux qui le rend européen et bien autrement burlesque que le feu carnaval de Venise » indique l'écrivain. C’est cette période poétique, grotesque, exubérante et passionnée, que présente la maison de Balzac avec 60 oeuvres dues au trait incisif de Benjamin, Daumier, Gavarni ou Maurisset.

A cette époque, le carnaval s’ouvre par le cortège du boeuf gras, promené dans la ville, suivi d’une foule masquée et déguisée, où les costumes féminins raffinés se mêlent aux sauvages et aux débardeurs. L’aristocrate côtoie l’ouvrier, l’avocat ou la grisette lors de ces cortèges comme dans les bals. En ce temps-là, les nuits de carnaval s’achèvent dans des fêtes costumées et les masques quittent le bal de l’Opéra, de l’Opéra-Comique ou du bal Musard, pour aller souper ou boire, chez eux, dans des tavernes ou, pour les plus fortunés, dans les grands restaurants.

Les masques sont propices à la séduction et couturières, femmes du monde, maris et amants profitent de l’anonymat pour chercher bonne fortune. Mais le « municipal » veille aux bonnes moeurs : ceux qui se livrent à un entre-deux trop endiablé ou dont le déguisement pourrait blesser la décence, terminent la nuit derrière les barreaux.

Dessins, gravures et citations d'artistes et d'écrivains sur un spectacle qui ne les a pas laissés insensibles
Daumier mêle volontiers critique politique et satire sociale ; Gavarni sensible au charme des danseuses, croque des instants légers, poétiques ou comiques ; Balzac rappelle la place de cette fête dans la vie des Parisiens ; Théophile Gautier donne au fait divers un caractère épique ; Méry dépeint la déchéance de foules avinées ; les Goncourt admirent le carnaval à travers l’oeil des dessinateurs.
"Le Carnaval à Paris". Du 15 novembre au 17 février 2013. Exposition gratuite ainsi que les collections permanentes. Maison de Balzac47, rue Raynouard. 75016 Paris. Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h sauf jours fériés.