Marie-France Estève, la femme la plus tatouée de France, est morte

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 26/12/2015 à 17H10
Marie-France Estève photographiée au salon du tatouage de Bordeaux, le 27 mars 2011

Marie-France Estève photographiée au salon du tatouage de Bordeaux, le 27 mars 2011

© Caroline Blumberg / EFE / MaxPPP

Marie-France Estève, qui était considérée comme la femme la plus tatouée de France, est décédée à Saint-Martory, en Haute-Garonne, à l'âge de 62 ans, selon l'avis de décès publié samedi par La Dépêche du Midi.

Marie-France Estève a succombé "à une très longue maladie", précise le quotidien régional. Très connue dans le milieu du tatouage, elle en était l'égérie. Elle portait sur son corps des centaines de dessins représentant des centaines et des centaines d'heures de travail effectués par une quarantaine de tatoueurs, dont les plus grands.

Des tatouages pour raconter sa vie

Beaucoup de ses tatouages ont été payés et certains lui ont été offerts. Mais tous avaient une signification personnelle. Car avec ses dessins, dont les premiers avaient été gravés alors qu'elle avait tout juste 15 ans, elle a fait dessiner une sorte de livre racontant son existence, une vie particulièrement difficile, brutale.

Marie-France Estève avait été fascinée par le tatouage dès son plus jeune âge en regardant un ancien du bagne de Cayenne. En 1999, après avoir découvert qu'elle souffrait d'un cancer du sein, elle avait encore accéléré la couverture de son corps. Elle avait reconnu cependant, dans un entretien avec La Dépêche du Midi, faire attention de ne pas toucher aux zones irradiées par les radiothérapies.

Marie-France Estève le 9 janvier 2006 à Toulouse

Marie-France Estève le 9 janvier 2006 à Toulouse

© PhotoPQR / La Dépêche du Midi

En 2010, avec l'aide de l'écrivain Bernard-Marie Garreau, Marie-France Estève a publié "Quand la vie nous fait la peau" (Éditions Strapontins), son autobiographie. Il s'agissait d'un livre coup de poing dans lequel elle rendait aussi quelques hommages aux tatoueurs qui avaient encré son corps.