Les points forts de la 11e Nuit Blanche à Paris

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/10/2012 à 15H36
les fumées de l'usine  de traitement de déchets d'Ivry-Paris XIII, colorées par l'artiste Jacqueline  Dauriac pour la 11e Nuit Blanche à Paris

les fumées de l'usine de traitement de déchets d'Ivry-Paris XIII, colorées par l'artiste Jacqueline Dauriac pour la 11e Nuit Blanche à Paris

© BERTRAND GUAY / AFP

La Nuit Blanche 2012, qui devait voir des centaines de milliers de personnes déambuler à Paris samedi soir, s'est déroulée sous la pluie. Pour ses dix ans, les noctambules étaient invités à une balade le long de la Seine mettant autant à l'honneur la création artistique que la ville contemporaine. Plus d'une centaine de lieux parisiens participaient à cette onzième édition, qui associait également vingt-quatre villes de petite et grande couronnes.

Un "drapeau poétique"
Le directeur artistique de la manifestation Laurent Le Bon a choisi le fleuve comme fil rouge de cette foisonnante édition, avec, pour rythmer le parcours, onze "belvédères" offrant des points de vue inédits sur la ville.

Le visiteur poouvait ainsi, du 18e étage de la Tour des Lois de la Bibliothèque nationale de France (BNF), jouir d'une vue époustouflante sur la Seine et les nouveaux quartiers du XIIIe arrondissement. A l'horizon, les fumées de l'usine de traitement de déchets d'Ivry-Paris XIII, colorées par l'artiste Jacqueline Dauriac, "hissent comme un drapeau poétique" au-dessus de la ville, explique la plasticienne.

 

Tout au long du parcours, le promeneur était invité à découvrir des oeuvres d'art contemporain dans le Paris historique - telles la cascade mousseuse de Michel Blazy envahissant la salle des mariages de la mairie du IVe arrondissement - ou des oeuvres du patrimoine contemporain dans le Paris en construction.

Le chantier du centre commercial Beaugrenelle, dans le XVe arrondissement, accueillait ainsi sur 700m2 "Lumières en vibration", une recréation d'une oeuvre de 1963 de Julio Le Parc, figure majeure de l'art cinétique. Errant dans un labyrinthe de panneaux de tulle animé de vibrations lumineuses, le visiteur expérimente jusqu'au vertige une instabilité physique et visuelle permanente.

La cascade mousseuse de Michel Blazy dans la salle des mariages de la mairie du IVe arrondissement de Paris

La cascade mousseuse de Michel Blazy dans la salle des mariages de la mairie du IVe arrondissement de Paris

© BERTRAND GUAY / AFP
Les grues des halles en mobile géant
Soucieux de montrer que "Paris est une ville en perpétuel mouvement", Laurent Le Bon a eu à coeur de mettre en valeur les bâtiments contemporains, les friches industrielles, les lieux en chantier. La Halle Freyssinet, récemment réhabilitée, accueille quatre machines sonores en suspension de Malachi Farrell, tandis que les frères Ripoulain utilisent les grues du chantier des Halles pour créer, à la manière de Calder, un "mobile" géant intitulé "Calderpillar".  

La plasticienne  Pascale Peyret a investi l'église Saint Séverin (Ve Arr.) avec son installation "Polysémie, où se mêlent le vivant, la nature, l'humain et la technologie.

 

"Polysémie" de Pascale Peyret en l'église Saint Séverin (Paris Ve)

"Polysémie" de Pascale Peyret en l'église Saint Séverin (Paris Ve)

© Pascale Peyret

Voyage en musique, pour les passagers du bateau-mouche qui ont pu assister à "Tarab pour une Nuit Blanche", une performance sonore plongeant aux sources de la musique de la Renaissance arabe ; ou cinématographique, pour les spectateurs qui iront voir au Palais de Chaillot "The Clock", film de 24 heures de Christian Marclay qui suit l'écoulement du temps à travers des plans d'horloges, de réveils et de montres extraits de films, projeté en intégralité à partir de 18H00.

Imaginée en 2001 par le maire de Paris Bertrand Delanoë et son adjoint Christophe Girard, devenu maire du IVe arrondissement en juillet, Nuit Blanche est devenu un événement incontournable, qui a essaimé en banlieue, en province et sur quatre continents.

Tout le programme de la 11e Nuit Blanche