Le soutien d'un artiste à un candidat: plutôt mal vu en France !

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/03/2012 à 18H09
Nicolas Sarkozy entouré d'artistes le 29 avril 2007

Nicolas Sarkozy entouré d'artistes le 29 avril 2007

© Thomas Coex/AFP

Soutenir un présidentiable : "plutôt une mauvaise chose" pour l'artiste mais "plutôt une bonne chose" pour le candidat. Voilà ce qui ressort d'une enquête Harris Interactive pour VSD, rendue publique mercredi.

Souvenez-vous le soir de l'élection de Nicolas Sarkozy...Il y avait du monde pour fêter la victoire : Enrico Macias, Gilbert Montagné, Mireille Mathieu, Doc Gyneco, Faudel... De tout temps les politiques ont sollicité l'allégeance des artistes, pour séduire les électeurs

69% n'accordent pas d'importance à ce soutien

L'enquête réalisée par Harris Interactive est éclairante sur le fait de savoir si le soutien d'un artiste à un candidat influence les votes des électeurs. La réponse est sans équivoque : 69% des personnes interrogées affirment qu'elles n'accordent pas d'importance à ce soutien ( 20% qu'elles y accordent de l'importance mais que cela n'influencepas leur vote, et 1% seulement qu'elles y accordent de l'importance et que cela peut influencer leur vote. 10% ne se prononcent pas)

Plutôt une mauvaise chose pour l'artiste : 71%

A la question "estimez-vous que le fait qu'un artiste soutienne publiquement un candidat dans le cadre de la campagne électorale présidentielle est plutôt une bonne chose ou plutôt une mauvaise chose pour l'artiste?", 71% des personnes interrogées répondent "plutôt une mauvaise chose" (contre 19% "plutôt une bonne chose". 10% ne se prononcent pas).

C'est notamment ce qu'a vécu Faudel, après l'élection du chef de l'Etat. Le petit prince du raï a été hué et sifflé lors de la fête de la musique en juin 2007. S'en est suivi une longue dépression.

Plutôt une bonne chose pour le candidat : 47%

En ce qui concerne le candidat, 47% des sondés considèrent que le soutien d'un artiste est "plutôt une bonne chose" pour lui (contre 44% qui disent "plutôt une mauvaise chose", 9% ne se prononcent pas).

Cette enquête a été réalisée en ligne du 1er au 5 mars, auprès d'un échantillon de 975 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatives de la population française de 18 ans et plus et issues du panel de Harris Interactive (méthode des quotas).

 

Faudel en juin 2007 :