Le design de Sylvain Dubuisson au Musée des Beaux-Arts de Limoges

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 10/08/2011 à 13H57
Le design de Sylvain Dubuisson au Musée des Beaux-Arts de Limoges

Le design de Sylvain Dubuisson au Musée des Beaux-Arts de Limoges

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A quatre mois de Noël, une crèche a pris place au sein du Musée des Beaux-Arts de Limoges. Ce décor monumental est en réalité une oeuvre imaginée par Sylvain Dubuisson. Cette pièce baptisée "Haute Sphère" est l'objet-vedette d'une exposition consacrée au designer, à découvrir jusqu'au 24 octobre 2011.

Avec ses lignes pures et ses éléments de porcelaine, de bois et de voilage, la "Haute Sphère" de Sylvain Dubuisson est un écrin pour une spiritualité discrète. Dans cette grotte d'un blanc immaculé d'où s'échappent des chants araméens, prend place un anneau aux trois couches d'or semblant symboliser l'enfant Jésus. Cette oeuvre commandée au designer, mais créée par la maison Bernardaud, a été exposée en décembre 2010 à l'Eglise de la Madeleine à Paris.
Poésie et sobriété émanent également de ses autres pièces : un tapis, un stylo, une poignée de porte ou encore un bureau qui a valu à son créateur, le "Grand prix national de la création industrielle" en 1990. Jack Lang, alors ministre de la Culture, en avait commandé un exemplaire pour son bureau, rue de Valois.
On découvre aussi une lampe au curieux nom : "Beaucoup de bruit pour rien". L'objet fait de lames de rasoir, d'un élastique et d'une carte postale peut sembler simple, mais il est conçu avec une grande rigueur mathématique. Il faut dire que son auteur s'est nourri d'une grande curiosité pour les sciences à laquelle il a ajouté des connaissances classiques et littéraires.
Sylvain Dubuisson est né en 1946 à Bordeaux, il est issu d'une famille d'architectes reconnus. Petit-fils d'Emile Dubuisson et fils de Jean Dubuisson qui a notamment participé à la construction du Musée national des arts et traditions populaires à Paris, le jeune Sylvain sort en 1973 de l'Ecole supérieure d'architecture de Saint-Luc de Tournai, en Belgique, son diplôme en poche. En 1980, il s'installe indépendamment et commence à développer un style personnel et sobre à l'encontre d'une génération qui émerge alors et qui puise dans le street art et la bande dessinée.

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