Histoire du Street Art français.

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 28/10/2011 à 17H16
  • Némo : fresque : Ménilmontant .
  • Pompei :villa des Mystères . VI siècle avant JC.
  • Pixaçaos sur un immeuble de Sao Polo. Brésil. Photo Marco Games.
  • Affiche de Jacques Villeglé. Photo de Gildas_f.
  • Bleck le rat .Photo Risky 20.Photo Risky 20.
  • Jérôme mesnager .
  • Jonone : TGV.Photo Urbanartcare.
  • Invaders : mosaîque.
  • le mur : le mur du bonheur . photo mouzhik.
  • Blu.
  • Eker : bloc lettres bleu .
  • Anonyme
  • Anonyme .
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  • Némo : fresque : Ménilmontant .
    la poésie s' empare aussi des murs avec Némo . © DR
  • Pompei :villa des Mystères . VI siècle avant JC.
    L 'exagération du trait et la courbe de la ligne font déjà penser aux carricatures des graffiteurs actuels . © DR
  • Pixaçaos sur un immeuble de Sao Polo. Brésil. Photo Marco Games.
    Ces tags forment une écriture géométrique inventée dans les années 60. Elle est  et revendicative, politique , provocatrice  et a recouverte un gand nombre des immeubles de Sao Polo. © DR
  • Affiche de Jacques Villeglé. Photo de Gildas_f.
    Les lignes créeent par les déchirures ainsi que les lettres au beau milieu de l' oeuvre influenceront les graffiteurs. © DR
  • Bleck le rat .Photo Risky 20.Photo Risky 20.
    Ce pochoir de Bleck le rat évoque la bande dessinée et suggère une certaine forme de violence. © DR
  • Jérôme mesnager .
    Le célèbre homme blanc et la marque du peintre : l' humour . © DR
  • Jonone : TGV.Photo Urbanartcare.
    Typique du graff américain : la surface entière est peinte , mouvement des lettres et associations des couleurs donne son dynamisme à l' oeuvre . ce genre de graff influencera beaucoup les jeunes apprentis graffeurs français . © DR
  • Invaders : mosaîque.
    Contrairement à d' autres "streetartistes" Invaders placent souvent ses mosaîques dans des endroits où elles ne sont pas visibles au premier regard. © DR
  • le mur : le mur du bonheur . photo mouzhik.
    L 'ensemble peut se diviser en quatre , des artiste différents ont travaillés sur ce mur mais l' ensemble garde sa cohérence . © DR
  • Blu.
    Blu aime le style monumental et le réalise surtout dans des usines désaffectées. A partir de ses graffs il réalisera de nombreux films d' animation . © DR
  • Eker : bloc lettres bleu .
    Un bel exemple de bloc lettrres : les lettres s' imbriquent de façon à ne faire toute ensembles qu' une seule forme . © DR
  • Anonyme
    Un exemple de bloc lettres où l 'on perçoit une légère influence de la calligraphie arabe . © Tous droits réservés
  • Anonyme .
    Le graffiteur anonyme a fait ressortir deux constantes du graff: la force et le mouvement . Pluqs rares chez les graffeurs ; il joue également sur la lumière; © DR

L ' évolution de l' art urbain français des années 80 à nos jours . Fortement influencés par les taggeurs des métros de New- York , les graffitis français sont de plus en plus tendance:voici leur histoire.

Définition et origine :

Graffiti, au singulier graffito, vient du mot italien graffiare : griffer ; lui même dérivé du latin graphium : éraflure. Depuis toujours les murs ont eu la parole. On trouve donc des graffitis dans les grottes préhistoriques ; dans l’empire romain, la Grèce antique, sur les façades des églises et des châteaux, dans les prisons, sur les rochers etc….Les graffitis ont des le début  servis à s’exprimer, à louer ou à dénoncer et c’est toujours le cas. A Pompéi on a retrouvé une caricature d homme politique ( voir diaporama) .Au XVIIIe siècle voleurs et mendiants dessinent ou gravent, avec une écriture codée,  sur les portes des maisons pour indiquer à celui qui connait le code ce qu' il trouvera dans la maison .

 De nos jours il faut faire la différence entre le tag qui se résume à une signature et le graffiti qui est un dessin avec signature ou autour d une signature. Désormais les galeries ouvrent leurs portent aux graffiteurs français qui se sont mis à travailler sur toile pour faciliter les ventes….Mais le graffiti reste souvent  un art urbain clandestin,  illégal et c’est d’ ailleurs cette notion qui intéresse et fédère bon nombre d’artistes. Elle impose également une vitesse d’exécution qui donne son énergie à l’œuvre. Ces fresques urbaines sont  souvent considéré comme du vandalisme et coûte très cher aux entreprises de transports. Pour un graffeur l’amende  peut aller de 1500 à 30 000 euros.   

Les sources d inspiration des graffitis contemporains :

Elles sont multiples :

Le Madonnaro : peinture à la craie pratiquée sur les trottoirs par les hippies. Le nom dérive de Madonna : la vierge.

Le Pixaçao : Art de la rue à Sao Polo au Brésil , une typographie très stylisée , très géométrique effectuée par des jeunes sur les parties hautes des bâtiments de préférence ( voir diaporama). On retrouve ce goût pour la géométrie et pour le travail sous les toîts dans de nombreux graffitis actuels.

Les premiers tags dans le métro américain à la fin des années 60. 

Les affichettes et les slogans de Mai 68.

L’univers de la bande dessinée, de l’affiche et le travail issu de la rue de certains artistes comme jacques Villeglé ( voir diaporama) ou Ernest Pignon Ernest.

La culture Hip Hop.

La calligraphie arabe.

L’histoire de l’art : la violence des tableaux du Caravage , les visages tourmentés de Munch , le tableau dénonciateur de guerre Guernica  de Picasso , les œuvres abstraites mais très construites de Kandinsky .

Les styles et les outils:

Ils sont multipliés au fil des ans :

Graffiti, affiche, mosaïque, pochoir, ruban adhésif, acide, maillet et ciseau.

Deux grandes catégories en ce qui concerne le style : la fresque figurative  sauvage et baroque et le bloc lettres. L 'objectif est de le réaliser d' un trait et dans ce cas il s' agit d' un "flop". 

L’outil principal reste la bombe aérosol.

Les précurseurs en France :

L’art urbain commence son épanouissement à partir de mai 1968 mais le Street Art français prend forme à partir des années 80 avec deux pionniers : Bleck le rat et Jérôme Mesnager( voir diaporama).

Bleck le rat  est un graffiteur pochoiriste qui s’inspire d’un personnage de bande dessinée Bleck le rock. Condamné par un tribunal il abandonne la peinture en direct sur le mur pour des affiches qu’il colle, tout comme Jef Aérosol(voir diaporama ).

Jérôme Mesnager est un ancien élève de l’école Boulle, il crée un petit mouvement artistique au non évocateur : « Zig Zag dans la jungle des villes » et son «  Homme Blanc »  devenu célèbre commence à envahir les murs de Paris. Il déclare : «Je fais des tableaux et la toile c ‘est le monde ». 

En 1982, arrivée à Paris de l’américain Bando qui diffuse « l’art des métros new yorkais », il rencontre  en 1987 un autre américain de Paris : Jonone ( voir diaporama) dont l’ incroyable énergie va dynamiser le street art français .Pour lui « le métro est un musée qui traverse la ville »…  

La fin des années 90 :

Avec Bansky en Grande Bretagne ou Blu en Italie ( voir diaporama) , deux artistes de grand talent, l’ art urbain  s’ internationalise et s’ affirme de plus en plus .En France Invaders sème ses mosaïques ( voir diaporama) aux angles des rues parisiennes avant de s’imposer dans toutes les grandes capitales du monde .Ses visages pixélisés reprennent le motif d’ un jeu video « space invaders » édité en 1978.Un autre artiste admire aussi les jeux vidéos : Speedy Graphito, il regarde également du côté des mangas et de la publicité.

Les années 2000:

Création d’une association importante : le M.U.R ( modulable ,urbain et réactif). Elle regroupe quatre vingt artistes et impose un principe simple. Tous les quinze jours un artiste squatte de grands panneaux publicitaires rue Oberkampf à Paris et expose son œuvre. Le groupe  VLP (vive la peinture ) y exposera son personnage lui faisant dire : « ,j’ existe je résiste ».  Il deviendra vite célèbre dans le milieu de l’art.

En 2001 Agnés B expose dans sa « galerie du jour » Jonone , Mist , OS Gemeos  et Zevs dans une exposition collective.

Mars 2009 : 150 tagueurs internationaux expose au Grand Palais,début de reconnaissance officielle et publique . 

Juillet 2009 : Consécration : exposition collective «  Né ans la rue » à la fondation Cartier .le street art. est reconnu mouvement artistique à part entière et les collectionneurs affluent.

Et aujourd’hui :

L’art urbain français est à un tournant , beaucoup d’ artistes exposent  leurs œuvres dans les galerie du I ou VIII arrondissements avec succès . Les grandes maisons de ventes aux enchères comme Bonhams,Dreweatts,Artcurial ou Cornette de Saint Cyr ont crée un département spécial consacré à l’ art urbain .Des amateurs  célèbres comme Brad Pitt ou Jude Law ont aussi contribués à rendre célèbre cet art.  Mais en passant du mur à la toile , et des courses à pied la nuit aux vernissages le jour quelques artistes ont perdu de leur flamme , de leur révolte et de leur énergie. Le " graffiti street art" est à un virage avec le risque soit de la provocation facile , soit de l’ endormissement …Pourtant on trouve des graffs dans chaque ville de France et les jeunes artistes anonymes vandales ne manque pas. C’est peut-être  là qu’ il faut chercher les grands de demain . J’ai volontairement  pris au hasard une ville : Perpignan , en voici un aperçu ( voir diaporama) .Mais un chose est sûr, le street art a sa place dans l’histoire de l’art , sa violence , sa fragilité , son goût prononcée pour la vitesse en font un art qui colle parfaitement à notre époque .

http://www.maquis-art.com/Graffeur-873-asem-MCT-PCK-Graffiti-Tag-Street-Art.html.html
http://www.bloc.com/article/art-et-culture/histoire-de-l-art/le-graffiti-art-ou-vandalisme.

htmlhttp://www.graffitiartmagazine.com

http://www.fatcap.org/

http://www.graffiti.org/trains/index.trains.html

http://www.le-graffiti.com/