Vols de tableaux : traces de 3 à 4 toiles dans des cendres saisies en Roumanie

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 08/08/2013 à 14H11
L'espace vide laissé après le vol la toile d'Henri Matisse "La Liseuse en Blanc et Jaune" au musée Kunsthal de Rotterdam (Pays-Bas), en octobre 2012.

L'espace vide laissé après le vol la toile d'Henri Matisse "La Liseuse en Blanc et Jaune" au musée Kunsthal de Rotterdam (Pays-Bas), en octobre 2012.

© ROBIN UTRECHT / AFP

Les cendres saisies chez la mère d'un Roumain accusé d'avoir volé sept tableaux de maîtres aux Pays-Bas contiennent les restes d'au moins trois tableaux peints à l'huile voire quatre, a annoncé jeudi le Musée national d'histoire de la Roumanie.

"Le nombre de clous (retrouvés dans les cendres, ndlr) et leur type indique qu'il y a eu au moins trois tableaux brûlés et les agrafes probablement un quatrième", a déclaré le directeur du musée, Ernest Oberländer-Tarnoveanu en présentant les résultats d'une expertise effectuée par les spécialistes de son institution.
Il s'est en revanche refusé à dire si les tableaux brûlés étaient ceux dérobés à Rotterdam. En moins de 90 secondes, sept toiles de maîtres avaient été dérobés du 
musée Kunsthal de Rotterdam en octobre 2012: "Tête d'Arlequin" de Pablo Picasso, "La Liseuse en Blanc et Jaune" d'Henri Matisse, le "Waterloo Bridge" et le "Charing Cross Bridge" de Londres signés Claude Monet, "Femme devant une fenêtre ouverte, dite la fiancée" de Paul Gauguin, "Autoportrait" de Meyer de Haan et "Woman with Eyes Closed" (femme aux yeux clos) de Lucian Freud.

La valeur estimée des tableaux est de 18 millions d'euros, selon le parquet.
Carcaliu (Roumanie) : la maison d'Olga Dogaru qui aurait brulé six à sept toiles de maîtres volées par son fils en octobre 2012 au musée Kunsthal de Rotterdam (Pays-Bas).

Carcaliu (Roumanie) : la maison d'Olga Dogaru qui aurait brulé six à sept toiles de maîtres volées par son fils en octobre 2012 au musée Kunsthal de Rotterdam (Pays-Bas).

© DANIEL MIHAILESCU / AFP
Le 18 juillet, M.Oberländer-Tarnoveanu avait déjà indiqué à l'AFP que les cendres saisies chez la mère du principal suspect du vol de tableaux contenaient "des fragments typique de tableaux à l'huile brûlés". Le musée s'est notamment basé sur la découverte de pigments bleu, jaune, rouge et vert à base de plomb et de zinc qui ne sont plus utilisés actuellement.
La mère de Radu Dogaru, un des auteurs présumés du vol, avait déclaré aux enquêteurs avoir décidé de brûler les tableaux dans le poêle de sa maison pour détruire les preuves. Elle est depuis revenue sur ses déclarations.
 Six Roumains dont Mme Dogaru et son fils seront jugés à partir de mardi à Bucarest pour un des plus importants vols de tableaux du siècle.