Versailles rend hommage aux "dames de Trianon"

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 04/07/2012 à 14H39
A gauche, Marquise de Maintenon, J-M. Nattier. A droite Mme Jeanne Campan, Luoise Duvidal de Montferrier

A gauche, Marquise de Maintenon, J-M. Nattier. A droite Mme Jeanne Campan, Luoise Duvidal de Montferrier

© Versailles, musée national des châteaux © RMN-GP (Château de Versailles), Daniel Arnaudet à gauche, DR à droite

L’exposition « Les Dames de Trianon », au château de Versailles, fait revivre les femmes des familles royales puis impériales qui ont habité le domaine, de Marie-Thérèse d’Autriche à l’impératrice Eugénie

Leurs portraits sont exposés dans les différentes pièces, souvent dans leurs chambres, du domaine de Trianon construit en 1670 par l’architecte Louis le Vau à la demande du Roi Soleil. On y voit l’épouse de Louis XIV et aussi ceux les favorites royales, comme mesdames de Montespan, de Pompadour ou du Barry, les princesses et les dames de cour.

"L'exposition c'est le Trianon, château de campagne, conte de fantaisie destiné aux femmes. Château de jardins et des plaisirs du roi, d'où l'idée de mettre les dames en avant", explique Jérémie Benoît, conservateur en chef au château de Versailles.

Françoise d'Aubigné, Marquise de Maintenon, en sainte Françoise romaine, vers 1694, Versailles, musée national des châteaux

Françoise d'Aubigné, Marquise de Maintenon, en sainte Françoise romaine, vers 1694, Versailles, musée national des châteaux

© RMN-GP (Château de Versailles) / Daniel Arnaudet / Gérard Blot
 

Les femmes au château, des reines aux femmes de chambre
A ces femmes célèbres s'ajoutent des figures moins connues, dames de la cour ou femmes au service des souveraines, comme Madame de Lamballe, malheureuse amie de Marie-Antoinette, ou Madame Campan, sa femme de chambre.

Résidences de printemps et d’été des rois de France, les deux châteaux de Trianon étaient destinés à abriter leurs amours et sont devenus rapidement des lieux de promenade et de détente, loin du protocole de la cour.

Les tableaux exposés révèlent l'évolution des modes et du portrait grâce aux pinceaux de Hyacinthe Rigaud, Jean-Marc Nattier, Louise-Élisabeth Vigée-Lebrun, du baron Gérard, du baron Gros et de Franz Xaver Winterhalter. "On a choisi de disposer les tableaux en mélangeant les époques car c'est  la nécessité des salons qui conditionne parfois leur présence", ajoute Jérémie Benoît.

Eugénie de Montijo, impératrice des Français (1826-1920), Edouard-Louis Dubufe, Versailles, musée national des châteaux

Eugénie de Montijo, impératrice des Français (1826-1920), Edouard-Louis Dubufe, Versailles, musée national des châteaux

© RMN-GP (Château de Versailles) / Gérard Blot
 

Les portraits replacés dans leur cadre
"Il y a aussi une historicité de la salle par rapport à la dame. Certaines oeuvres trouvent naturellement leur place, comme les trois filles de Louis Philippe dans le salon autour de leur table. Pour d'autres, j'ai essayé de trouver une justification comme par exemple Madame de Sévigné, écrivant ses lettres très intimes, que j'ai mise dans un boudoir", raconte le conservateur.

Ainsi, les visiteurs peuvent découvrir dans le salon de famille de l'empereur, une ancienne pièce de réception crée par Louis XV en 1750, un portrait de la  marquise de Montespan, immortalisé par le peintre Gérard Blot et dans le salon de musique un portrait de la princesse Palatine par le même artiste.

Dans le salon des Malachites, la marquise de Maintenon est représentée en sainte Françoise romaine, tandis qu'un portrait à mi-corps de Pauline Bonaparte, réalisé par Robert Lefèvre, siège dans le salon frais. Quant à Madame Jeanne Campan, première femme de chambre de  Marie-Antoinette, entièrement dévouée au service des femmes, elle est exposée  dans l'antichambre.

« Les Dames de Trianon », Grand Trianon, Château de Versailles
Tous les jours sauf le lundi, 12h-18h30
expositions incluse dans le circuit de visite des château de Trianon et du domaine de Marie-Antoinette : 10€ / 6€
jusqu’au 14 octobre