Vente Sotheby's : 6,2 millions d'euros de recettes pour les trésors des Orléans!

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 01/10/2015 à 11H34
La vente aux encheres, chez Sotheby's, des trésors des Orléans les 29 et 30 septembre 2015 : 200 objets ayant appartenus aux comtes et comtesses de Paris.

La vente aux encheres, chez Sotheby's, des trésors des Orléans les 29 et 30 septembre 2015 : 200 objets ayant appartenus aux comtes et comtesses de Paris.

© ALCALAY SARAH/SIPA

Avec un résultat de 6,2 millions d'euros, la vente par Sotheby's des trésors des Orléans, descendants du roi Louis XIII, a dépassé les prévisions malgré l'absence de trois pièces exceptionnelles de la succession, classées "trésors nationaux" et interdites de sortie du territoire.

Estimations de vente largement dépassées

Sur les trois vacations les 29 et 30 septembre, quatre records mondiaux ont été battus et quinze préemptions publiques exercées, dont quatre par le Château de Versailles. Au total, 85% des lots ont été vendus au-dessus de leur estimation haute, selon Sotheby's. Les estimations tablaient sur un résultat de trois à quatre millions d'euros.
Portraits d'Henri d'Orléans (à gauche) et du roi Henri IV (à droite) faisant partie de la vente. 

Portraits d'Henri d'Orléans (à gauche) et du roi Henri IV (à droite) faisant partie de la vente. 

© BERTRAND GUAY / AFP

Records à la pelle

L'enchère la plus haute est allée à un tableau de Carmontelle, "Les  Gentilshommes du duc d'Orléans dans l'habit de Saint-Cloud", vendu 531.000  euros, record mondial pour cet artiste (estimation : 250.000 à 350.000 euros). Record mondial également, selon Sotheby's, pour un somptueux service en porcelaine de Sèvres dit des Chasses Diverses, qui s'est envolé à 495.000 euros  (estimation : 100.000 à 150.000 euros). Autre record mondial, une oeuvre de Nicolas-Bernard Lépicié, "Louis  Philippe Duc de Valois au berceau", vendue 231.000 euros (estimée 150.000 à 200.000 euros), a été préemptée par Versailles. Une table de jeu réalisée par l'ébéniste Roentgen pour le jeune Louis Philippe a atteint 285.000 euros (estimée 150.000 à 250.000). Une oeuvre de Joseph Nash, "La chambre de la reine Marie-Amélie", estimée  entre 25.000 et 35.000 euros, a été achetée 75.000 euros, record mondial pour  cet artiste.

Outre le château de Versailles, des lots ont été préemptés par Le Louvre, le musée de la Légion d'honneur, le château d'Eu et le musée Condé. En revanche, deux colliers de l'ordre du Saint-Esprit, destinés respectivement au futur roi Louis Philippe (estimé 200.000 à 300.000 euros) et au duc de Chartres (100.000 à 150.000), n'ont pas trouvé preneurs.

Les trois "Trésors nationaux" non mis en vente

Les trois "Trésors nationaux" qui n'ont pas été présentés à la vente sont le manuscrit des comptes du château d'Amboise de 1495 et 1496, le portrait de Louise-Marie-Adelaïde de Bourbon Penthièvre, Duchesse d'Orléans, par Elisabeth Vigée-Lebrun, et celui de Louis XIII par Philippe de Champaigne.
Dix héritiers doivent se partager cette exceptionnelle collection et la vente aux enchères était la seule solution pour assurer un partage équitable. La collection avait été intégralement donnée par Henri, comte de Paris, à la Fondation Saint-Louis. Il entendait ainsi déshériter tous ses enfants, avec  lesquels il a été en conflit jusqu'à son décès en 1999. Au terme d'une longue bataille, la justice a finalement décidé la restitution aux héritiers des "biens historiques du trésor des rois de France".