Une Villa Médicis à Clichy-Montfermeil : Fleur Pellerin veut relancer le projet

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 24/07/2015 à 09H28
Fleur Pellerin au ministère de la Communication, juin 2015

Fleur Pellerin au ministère de la Communication, juin 2015

© Julien DE FONTENAY /JDD/SIPA

Le projet de Villa Médicis à Clichy-Montfermeil (Seine-Saint-Denis) a été relancé jeudi par la ministre de la Culture Fleur Pellerin, qui a annoncé un possible début des travaux pour 2016 et une programmation culturelle "Avant les murs" le temps de la construction.

En visite à Clichy-sous-Bois et Montfermeil, deux communes voisines du nord de la capitale, Fleur Pellerin a donné un coup d'accélérateur à "un projet dont on parle depuis huit ans mais qui n'avançait pas". La création dans ce territoire défavorisé d'un espace culturel, qui hébergerait des artistes en résidence et serait ouvert aux habitants, a été imaginée en 2008. Au départ, il devait s'implanter dans la tour Utrillo, une tour de bureaux de 1976 au coeur d'un quartier enclavé, et aujourd'hui vide.

Reportage : W.Van Qui, L. Somondet, L.Decaix, R.Carles

La ministre et le directeur du projet ont annoncé que cette tour serait détruite "courant 2016" pour permettre la construction d'un lieu "plus approprié à l'accueil d'artistes". "Ce lieu pourrait arriver entre 2018 et 2020 pour monter en puissance jusqu'en 2023", date de l'inauguration de la nouvelle gare du Grand Paris Express qui va dynamiser le quartier, a précisé Olivier Meneux. Incorporée dans le projet du Grand Paris, cette "Tour Médicis" serait cofinancée par le ministère de la Culture et la Société du Grand Paris et pourrait s'ouvrir à "des financeurs privés", a précisé la ministre. Le chantier devrait avoisiner les 30 millions d'euros.

"L'accord entre l'ensemble des partenaires a patiné de nombreuses années mais c'est un projet qui m'est cher", a défendu Fleur Pellerin, décrivant "un laboratoire de la jeune création" dans la "continuité de la Villa Médicis de Rome, avec des moyens de production plus modernes". "L'esprit Médicis, c'est celui de gens venus de rien qui sont devenus des princes grâce à la culture. C'est exactement ce qu'on veut faire ici", a soutenu le conseiller d'État Thierry Tuot, qui préside la Villa Médicis de Rome, assurant que "le prochain Jean-Sébastien Bach peut très bien naître ici".

A la rentrée, une programmation "Avant les murs" sera définie, pour "montrer aux habitants qu'il se passe des choses pendant les travaux", a dit Fleur Pellerin.