Une hausse de 7% du budget de la Culture votée à l’Assemblée

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 16/11/2016 à 19H39
Audrey Azoulay, ministre de la Culture à l'Elysée le 19 juillet

Audrey Azoulay, ministre de la Culture à l'Elysée le 19 juillet

© BERTRAND GUAY / AFP

La gauche n'a "pas boudé son plaisir" mercredi à l'Assemblée pour voter les crédits 2017 de la Culture, qui repasseront au-dessus du seuil symbolique de 1% du budget de l'État, la droite s'abstenant vu le bilan "décevant" du quinquennat dans ce domaine.

Les crédits pour la culture  (création, transmission des savoirs) et le patrimoine progressent de quasiment 7% dans le projet de loi de finances (hausse de 173 millions d'euros) et représentent 1,1% du budget, "engagement historique qui montre la place que le gouvernement accorde à la culture " et vise "tous les publics, tous les artistes", a vanté la ministre, Audrey Azoulay.
 
Après l'accession de M. Hollande à l'Élysée, le budget de la culture  avait baissé successivement de 4% en 2013 et de 2% en 2014, avant de se stabiliser en 2015, puis de repartir à la hausse en 2016 (+2,7%). Après les attentats, un effort particulier est fait pour la sécurité dans les institutions culturelles, avec 9 millions d'euros et 73 emplois programmés en 2017. Le Fonds d'urgence pour le spectacle vivant va être prolongé et abondé.
 

"Une priorité que nous n’aurions jamais dû altérer"

               
Tous les groupes de gauche ont exprimé un enthousiasme marqué, observant que, finalement, le budget de la Culture  aura connu une augmentation de 2% depuis 2012 et rappelant pour certains "l'étonnement d'avoir vu un gouvernement de gauche baisser ces crédits". "Nous ne bouderons pas le plaisir de pouvoir voter un budget de la Culture en forte augmentation" dans la dernière année de la législature, a ainsi lancé Marie-George Buffet pour le Front de Gauche, malgré quelques réserves, comme sur l'ouverture prévue de musées comme Orsay ou Le Louvre "sept jours sur sept". Dans ses remerciements, le socialiste Marcel Rogemont a notamment salué le Premier ministre, Manuel Valls, pour "avoir, pas à pas, rétabli une priorité que nous n'aurions jamais dû altérer".