Une Femen attaque la statue de Poutine au musée Grévin

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 05/06/2014 à 17H34
Une Femen enfonce un pieu dans la statue de Vladimir Poutine au musée Grévin, le 5 juin 2014.

Une Femen enfonce un pieu dans la statue de Vladimir Poutine au musée Grévin, le 5 juin 2014.

© Eric Feferberg / AFP

Une militante féministe Femen a détruit jeudi à coups de pieu en bois la statue de cire de Vladimir Poutine au musée Grévin, aux cris de "Poutine dictator", quelques heures avant la venue à Paris du président russe.

La direction du Musée Grévin "déplore l'incident" et va porter plainte bien qu'aucun gardien n'ait été blessé.
   
La jeune femme, blonde, torse nu, a été embarquée par la police, sous le regard impassible des statues de cire de Juan Carlos, Barack Obama, François Hollande et Angela Merkel. Celle de Vladimir Poutine gisait elle à terre, la tête éclatée.
Une Femen attaque la statue de Poutine sous les yeux de Juan Carlos, François Hollande,  Barack Obama et Angela Merkel.

Une Femen attaque la statue de Poutine sous les yeux de Juan Carlos, François Hollande,  Barack Obama et Angela Merkel.

© Eric Feferberg / AFP
Quelques précédents   
Selon la direction du Musée Grévin, c'est la première fois qu'une statue est détruite, même si quelques précédents "politiques" existent.

La statue de Valéry Giscard D'Estaing avait été subtilisée en 1980 par des motards opposés à la vignette. L'année précédente, la réplique de cire de Georges Marchais avait été enlevée par des militants d'extrême droite, puis retrouvée dans la fosse aux ours du Jardin des plantes avec un noeud coulant et l'inscription "Moscou" sur le front.
   
Le président russe est invité en France à l'occasion du 70e anniversaire du Débarquement allié en Normandie. Il devait souper jeudi soir à l'Elysée avec le président Hollande et un entretien entre Vladimir Poutine et le Premier ministre britannique David Cameron était également prévu. C'est la première fois que les dirigeants occidentaux s'expliquent directement avec lui depuis l'annexion de la Crimée par la Russie.