Une exposition à Milan explore la crise des réfugiés avec empathie

Par @Culturebox
Publié le 01/05/2017 à 18H27
Des photos parmi les effets personnels de réfugiés ayant perdu la vie durant leur périple, exposées à la Triennale de Milan.

Des photos parmi les effets personnels de réfugiés ayant perdu la vie durant leur périple, exposées à la Triennale de Milan.

© Miguel Medina / AFP

C'est une exposition conçue comme "un exercice d'empathie, de compréhension, et de dialogue entre les cultures" sur la question de l'immigration et de la crise des réfugiés. Baptisée "La Terra Inquieta" (La Terre Inquiète), elle rassemble les oeuvres de 65 artistes et photographes du monde entier. A voir jusqu'au 20 août à la Triennale de Milan (Italie).

Conçue avec le soutien de la Fondation Nicola Trussardi, cette exposition retrace l'odyssée des réfugiés, au travers d'histoires personnelles et collectives de l'exode. Son objectif ? Favoriser la prise de conscience et avec elle "un futur ensemble", explique Beatrice Trussardi.

"La Terre Inquiète" s'ouvre sur deux grands tableaux en collage de l'artiste Thomas Hirschhorn (Beyond the Ruins et Ruins Ahead), réalisés en 2016 et montrant les destructions de la guerre, et sur des drapeaux couverts de boue, de Pravdoliub Ivanov.

Un peu plus loin, une voiture remplie d'objets, une oeuvre baptisée "Nowhere is Home" du Syrien Manaf Halbouni, symbolise le voyage des réfugiés, qui n'ont plus de chez eux. Tout comme le bateau pneumatique rempli de sacs poubelle noirs, une oeuvre baptisée "Hope" de l'Algérien Adel Abdessemed. 

L'oeuvre de Adek Abdessemed baptisée "Hope".

L'oeuvre de Adek Abdessemed baptisée "Hope".

© Miguel Medina / AFP

 

Passeports, cartes d'identité, carnet, téléphone portable abîmé, photos... des objets ayant appartenu à des réfugiés morts dans un naufrage près de Lampedusa donnent une humanité à ceux qui ne sont bien souvent que des chiffres dans les journaux. L'artiste français Kader Attia a baptisé son installation de vêtements bleus d'occasion étalés au sol "La Mer Morte".

L'installation de Kader Attia baptisée "La Mer morte".

L'installation de Kader Attia baptisée "La Mer morte".

© Miguel Medina / AFP

 

Poignantes également les 26 photos de réfugiés ayant risqué leur vie sur des embarcations de fortune, du grec Aris Messinis, photographe de l'AFP.

Un visiteur regarde les photos de Aris Messinis sur les réfugiés.

Un visiteur regarde les photos de Aris Messinis sur les réfugiés.

© Miguel Medina / AFP

 


La soixantaine d'artistes ou photographes représentés viennent de nombreux pays: Syrie, Turquie, Irak, Liban, Egypte, Ghana ou Bangladesh. Outre les oeuvres questionnant l'idée de frontières, des vidéos offrent des images et des témoignages forts.