"Sublimes, les tremblements du monde" au Centre Pompidou-Metz

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 11/02/2016 à 10H21
Tadashi Kawamata sous sa "vague de déchets" de Fukushima

Tadashi Kawamata sous sa "vague de déchets" de Fukushima

© France 3 / Culturebox

Les traces de l'homme sur la nature, les catastrophes naturelles, les luttes écologiques sont au coeur de la nouvelle exposition du Centre Pompidou- Metz. Près de 300 œuvres illustrant la fascination des artistes pour "les tremblements du monde" . A découvrir jusqu'au 5 septembre prochain.

C'est une exposition d'envergure que propose le Centre Pompidou-Metz autour de l'art et des catastrophes naturelles. "Sublimes, les tremblements du monde" est un voyage fascinant qui propose de croiser les regards artistiques, les positions éthiques et les débats écologiques actuels sur les tsunamis, les cyclones, les séismes. Autant de castastrophes dont les puissants impacts sur les sites habités ou industriels poussent l'homme à s'interroger. Depuis Tchernobyl, Katrina, Fukushima, il prend en effet conscience d'un équilibre fragile, d'une maitrise toute relative de l'environnement et surtout des effets de ses activités sur la nature. 

Ce thème ne laisse pas indifférent les artistes de toutes les générations et de toutes les époques. Le public peut découvrir pas moins de 300 oeuvres, toiles, peintures, films, installations, documents : de Léonard de Vinci à Richard Misrach en passant par William Turner ou le réalisateur Lars Von Trier. Tous s'emparent du sujet, comme le Japonais Tadashi Kawamata, très marqué par le Tsunami dans son pays. L'artiste contemporain a réalisé une vague de déchets en bois de récupération, suspendue au dessus des visiteurs. 

Reportage : Claire Schaffner - Guillaume Robin - Thierry Maginot 

"Les images se sont démultipliées ces dernières années malheureusement d'ouragan, de tsunami, de tempête. Et chaque fois, le même discours apparaît, assez catastrophiste, comme si chacun de ces éléments était l'annonce d'une plus grande catastrophe à venir", explique Hélène Guénin, commissaire de l'exposition, évoquant l'ambiguïté du regard du spectateur face à ces images où "malgré l'horreur, nous somme happés par la puissance de la nature". Avec cette exposition, le musée souhaite "proposer un regard sur ces enjeux écologiques en remontant le curseur de l'histoire de l'art".

L'exposition s'appuie également sur la génération des artistes de l'Earth art et du Land art qui ont réalisé des performances in situ. Elle propose un parcours unique pour dessiner une généalogie non linéaire de ces tremblements du monde. Ce parcours aux multiples facettes englobe la vision poétique de ces paysages; les stigmates, la conscience politique, l'éveil écologique et le contexte historique de toutes ces catastrophes. Celles qui se sont déjà produites et celles à venir...