"Sublime de voyage", première biennale d'art contemporain 100% nomade

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 22/10/2015 à 18H54
La première étape de la Biennale Nomade a fait escale au Palais idéal du facteur cheval

La première étape de la Biennale Nomade a fait escale au Palais idéal du facteur cheval

© Clorinde Coranotto

Traverser le pays avec des oeuvres d'art pour les présenter au public, c'est la mission de la première biennale d'art contemporain nomade. Initié par une compagnie du Limousin, le convoi fait étape dans plusieurs villes de France et terminera sa course aux portes de la 56e Biennale d’Art de Venise le 24 octobre 2015.

Le collectif Art Nomad, installé dans le Limousin, a décidé de traverser la France pour proposer des oeuvres contemporaines dans les territoires reculés. Aux commandes de la camionnette dorée et du projet, la plasticienne Clorinde Coranotto a investi le Palais idéal du Facteur Cheval à Hauterives dans la Drôme.

L'idée de cette première biennale nomade est de proposer rapidement et sérieusement une vingtaine d'oeuvres au plus près du public. 
Cette "première" placée sous le commissariat de l'historien d'art Paul Ardenne et soutenue notamment par le ministère de la Culture et l'Union européenne, terminera sa course à la 56ème Biennale de Venise le samedi 24 octobre.

Reportage à Hauterives Hugo Chapelon, Stéphane Hyvon

"Ce camion est unique en France, je l'ai construit par rapport à un territoire rural, donc je voulais m"inspirer des camions ambulants dans les campagnes car il s'agit de se nourrir à nouveau, c'est la culture qui va au contact des gens" assure Clorinde Coranotto. 
Clorinde Coranotto, artiste plasticienne à l'origine de la biennale d'art contemporain nomade

Clorinde Coranotto, artiste plasticienne à l'origine de la biennale d'art contemporain nomade

© France 3 / Culturebox

Le Cheval de Troie entre au Palais idéal

L'idée du Palais idéal du Facteur Cheval était une évidence pour les organisateurs de la biennale. "Pour moi, c'était une évidence, nous parlons de création, de sublimité, d'élévation et on a ici un exemple extraordinaire, l'exemple d'une création totalement libre". affirme Paul Ardenne, le commissaire de l'exposition Art Nomade. 
Un cheval de Troie, "conçu pour se fondre au décor avant d'exploser de surprises", aura à son bord une vingtaine d'oeuvres d'artistes contemporains venus des quatre coins du monde, d'Europe, d'Amérique ou d'Asie. Un convoi de 27 personnes réunies sous le thème "Sublime de voyage"
Le cheval de Troie de la Biennale nomade

Le cheval de Troie de la Biennale nomade

© France 3 / Culturebox

Paul Ardenne, qui suivra le convoi, confesse son excitation pour ce projet "tout à fait exceptionnel", dit-il. "Je suis spécialisé dans les formes d'art non-conventionnel, c'est-à-dire hors atelier, dans la rue, dans un cadre participatif... Quand j'ai rencontré Clorinde, j'ai été impressionné par son approche qui ressemble à une démarche missionnaire. On a coutume de dire que l'art est une mise en danger. Or, l'art contemporain est trop souvent cantonné à des lieux d'élection et à un public qui peut l'appréhender. Ici, avec ce véhicule unique, spécialement aménagé pour amener l'art auprès d'un public non conquis, il y a une authentique démarche pédagogique", explique-t-il.
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