Strasbourg : quand la tour Seegmuller devient musée temporaire

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 19/09/2012 à 11H58
La tour Seegmuller à côté de la médiathèque André-Malraux

La tour Seegmuller à côté de la médiathèque André-Malraux

© France Télévisions

A Strasbourg, la tour Seegmuller est l’un des derniers bâtiments de la presqu’île André-Malraux à devoir être réhabilité. Elle le sera dans les prochaines semaines et accueille, en attendant, l’exposition temporaire et les représentations des œuvres de jeunes artistes. On peut la visiter et y assister jusqu’au dimanche 23 septembre 2012.

A Strasbourg, la tour Seegmuller, du nom de l’armateur qui la fit construire, est un ancien silo. Sa haute silhouette de parallélépipède rouge et blanc marquait autrefois dans l’esprit des Strasbourgeois la limite du centre ville et des zones périphériques quoi qu’appartenant toujours à la ville. La place de l’Etoile toute proche n’était alors qu’un vague parking qui accueillait aussi des expositions foraines. A quelques centaines de mètres le pont Churchill, sorte de toboggan routier, finissait d’exiler les Strasbourgeois de l’autre rive de l’Ill.

Renouveau

Depuis quelques années, tout a changé. Un ambitieux plan de rénovation de tout le sud de la ville a redonné vie à ce quartier. L’arrivée et l’extension du tramway ont permis de remodeler le tout.  Le pont a été détruit, de larges zones vertes mais actives ont remplacé terrains vagues et vieux bâtiments, les deux rives de l’Ill ne sont plus séparées et le quartier autrefois excentré n’est plus coupé du monde strasbourgeois. Un complexe cinématographique et un centre commercial ont remplacé des concessions automobiles sans âme. Sur la place de l'Etoile, l'installation déjà relativement ancienne de la Communauté Urbaine de Strasbourg avait anticipé le renouveau du site.


Un nouvel air pour le centre-ville

De son côté la presqu’île André-Malraux a commencé par accueillir une médiathèque portant le nom du premier ministre de la Culture. L’octogénaire entrepôt Seegmuller, déjà en cours de réhabilitation, devrait accueillir dés l’an prochain des commerces et un pôle dédié aux arts et aux techniques numériques.
La tour qui accueille actuellement l’exposition artistique devrait se muer en cité universitaire internationale.
A terme, Strasbourg est en passe de réussir ce que d’autres grandes villes ont échoué à réaliser : l’extension de leur centre-ville, un défi qui se se gagne ou se perd autant sur le terrain que dans l'inconscient collectif des habitants d'une cité.

Les jeunes artistes qui participent à l’exposition présentée jusqu’au 23 septembre 2012 se sont inspîrés du site d’exposition et de représentation. Leurs œuvres, plastiques, musicales ont toutes un rapport, de près ou de loin, avec ce bâtiment porteur et symbole du passé industriel de la capitale alsacienne.