Serge Lasvignes nommé président du Centre Pompidou

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 04/03/2015 à 13H33
Serge Lasvignes à Paris le 16 avril 2013

Serge Lasvignes à Paris le 16 avril 2013

© Vincent Isidore / IP3 Press / MaxPPP

Le secrétaire général du gouvernement Serge Lasvigne a été nommé président du Centre Pompidou mercredi en Conseil des ministres, a annoncé le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, à l'issue de ce conseil.

Commentant cette nomination, le président François Hollande "a salué la qualité du travail de ce haut fonctionnaire" et souligné que "toutes ses qualités seraient mises au service de l'avenir du Centre Pompidou", a rapporté Stéphane Le Foll.

Serge Lasvignes, 61 ans, natif de Toulouse (comme son prédécesseur), remplacera Alain Seban à la tête du centre. Il a exercé depuis 2006 les fonctions de secrétaire général du gouvernement sous trois présidents successifs (Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande), mais il n'a jamais exercé de responsabilité dans le secteur de la culture.

Alain Seban était candidat à sa succession

Alain Seban , nommé par Jacques Chirac, a effectué deux mandats de cinq et trois ans. Il pouvait se prévaloir d'un bilan positif en termes de fréquentation et de présence du Centre Pompidou en province et à l'étranger, et ne cachait pas son souhait d'effectuer un troisième mandat.

En 2014, pour la sixième année consécutive, la fréquentation du centre (3,45 millions de personnes) a dépassé les trois millions de visiteurs.

Stéphane Le Foll justifie la nomination

Interrogé sur la "transparence" de la nomination de ce haut fonctionnaire à un tel poste, Stéphane Le Foll a répondu : "Je ne crois pas que M. Lasvignes soit lié d'une manière ou d'une autre au président de la République, sauf qu'il a été secrétaire général."

"Ce sont les qualités de ce très haut fonctionnaire qui ont été jugées tout à fait compatibles avec les enjeux de l'avenir du centre Georges Pompidou. On n'a pas là de liens particuliers si ce n'est le mérite de ce haut fonctionnaire", a-t-il poursuivi.

"C'est un procès qui ne vaut pas. Et pour ce qui est de la transparence, ce sont des nominations qui sont faites par l'exécutif et par le président de la République". "Elle s'explique par la qualité de M. Lasvignes", a-t-il insisté.