Rétrospective Peyo, créateur des Schtroumpfs entre autres

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 04/08/2011 à 13H30
Rétrospective Peyo, créateur des Schtroumpfs entre autres

Rétrospective Peyo, créateur des Schtroumpfs entre autres

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Alors que "les Schtroumpfs", en version américaine et en 3 D, sortent sur les écrans français le 3 août 2011, leur créateur Peyo, alias Pierre Culliford, est au coeur d'une rétrospective à l'Hôtel Marcel Dassault à Paris jusqu'au 30 août 2011. Dans cette exposition organisée par la maison de vente aux enchères Artcurial, on découvre que l'oeuvre du dessinateur ne se limite pas aux célèbres lutins bleus.

A la fin des années 40, Pierre Culliford n'a pas encore 20 ans qu'il exerce déjà comme gouacheur dans un studio d'animation en Belgique, pays dont il est originaire. Il se lance dans de premiers travaux en bande dessinée et invente le Capitaine Coky, l'Indien Pied-Tendre ou encore l'inspecteur Pik.
Mais sa première publication, en 1949 dans le grand quotidien belge "Le Soir", met en scène un chat muet : "Poussy". Trois ans plus tard, celui qui se fait désormais appeler Peyo rejoint "Spirou" où il lance en 1953, la fameuse série médiévale "Johan et Pirlouit". C'est dans les pages de leurs aventures que cinq ans plus tard, apparaissent de curieux petit personnages bleus. Le lecteur les découvre pour la première fois dans "La Flûte à six trous" qui changera d'intitulé pour devenir "La Flûte à six schtroumpfs".
A l'époque, Peyo n'envisage pas le succès planétaire qu'auront ses petites créatures. Il affirme alors à son éditeur Charles Dupuis, propriétaire de "Spirou", que "ces schtroumpfs qui ne parlent pas un français correct sont des personnages tout à fait accessoires et que d'ici deux ou trois ans, on n'en parlera plus."
Mais le dessinateur fait fausse route. Alors qu'il travaille sur d'autres personnages comme Benoît Brisefer, un gamin à la force surhumaine, et Jacky et Célestin, des adolescents qui jouent les détectives, le succès grandissant de ses lutins en Belgique et en France le rattrape. Le monde entier ou presque sera atteint par le virus schtroumpf dans les années 80 grâce à la production par les Studios américains Hanna-Barbera de plus de 250 épisodes de la saga.
En 1992, c'est probablement moins célèbre que ses bonshommes qu'il s'éteint, succombant à une crise cardiaque.

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