Photographie : Marseille met son "Grand-Port" sous les feux de la rampe

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 04/09/2009 à 13H50
Photographie : Marseille met son "Grand-Port" sous les feux de la rampe

Photographie : Marseille met son "Grand-Port" sous les feux de la rampe

© Culturebox

L'espace de la Fondation Ecureuil à Marseille accueille le collectif de photographes Marie-Pierre Amiel, Jacques Filiu et Christian Coulon pour son exposition "Marseille : Carnet de Port"  présenté du 1er au 18 septembre 2009 dans le cadre du festival Septembre en Mer. Parallèlement la ville de Perpignan dans le cadre du festival Off de Visa pour l'image propose de découvrir exposition baptisée "Dans les bassins du Port de Marseille" présentée à la Galerie La Fayette de Perpignan  du 29 août au 12 septembre 2009 avec des clichés signés Marie-Pierre Amiel et Christain Coulon.

 

A Marseille, il y a port et Port. Le Vieux-Port, à l'emplacement duquel se trouvait la calanque de Lacydon, par laquelle débarquèrent en 600 avant Jésus-Christ, les phocéens venus des bords de la Mer Egée. Ce carré de mer autour duquel s'est bâtie la ville ancienne, et qui a connu ses heures de gloires au temps de la traite négrière et du commerce naval démultiplié après le percement du canal de Suez. Un lieu en partie détruit durant la seconde guerre mondiale. Un cadre pittoresque aujourd'hui réservé aux marchandes de poissons, aux pêcheurs de bouillabaisse et aux touristes ravis de se retrouver noyés dans un film de Pagnol. Même le bar des supporters de l'OM ne nuit pas aux clichés. Enfin il y a le Port. L'autre port, le Port autonome de Marseille, aujourd'hui appelé le Grand Port Maritime de Marseille. Celui des marchandises et des voyageurs, celui qui luit dans la nuit de tous ses feux, celui qui semble encore cacher de nombreux trésors, avec ses mille lieux interdits, ses mille et un trafics, ses centaines de dockers, ses airs de clandestinité et ses ambiances de série noire. C'est à partir du développement industriel de la ville dès 1850 que le commerce maritime a nécessité l'extension des zones portuaires, à partir de 1853 le bassin de la Joliette est ouvert, puis suivent ceux du Lazaret et d'Arenc. La zone portuaire s'étale désormais sur 70kms de côtes, entre le Vieux-Port et Port Saint-Louis du Rhône. Ses dockers traitent annuellement 100 millions de tonnes de marchandises ce qui en fait le premier port français et le premier port sur la Méditerranée, il est au quatrième rang européen derrière Rotterdam, Anvers et Hambourg.