Optimisme pour les ventes du printemps dans le marché de l'art contemporain

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/05/2012 à 16H38
Vente d'une version du "Cri" d'Edvard Munch chez Sotheby's à New York. Elle est partie pour plus de 119 millions de dollars (2 mai 2012)

Vente d'une version du "Cri" d'Edvard Munch chez Sotheby's à New York. Elle est partie pour plus de 119 millions de dollars (2 mai 2012)

© Mario Tama / AFP

Les ventes du printemps ont débuté la semaine dernière avec un record. La version du « Cri » d’Edvard Munch a été adjugée 119,92 millions de dollars (90 millions d'euros) le 3 mai dernier chez Sotheby’s à New York. Elle devient, ainsi, l’œuvre d’art la plus chère jamais vendue aux enchères. Une vente qui a permis à Sotheby’s d’engranger le meilleur score de son histoire dans le domaine de l’art moderne et impressionniste.

Une sélection d’œuvres classiques de l’art contemporain est vendue la semaine prochaine à New York. Les maisons d’enchères espèrent renouer à cette occasion avec les records. La grande vedette de la vente Christie’s du 8 mai sera un carton de grand format signé du Français Yves Klein pour « laquelle l’appétit des acheteurs est grand » a indiqué Alexandre Carel chez Christie’s. Chez Sotheby’s, une des œuvres les plus attendues est une peinture de Roy Lichtenstein peinte en 1964. L’autre star de ces enchères est une toile du peintre anglais Français Bacon. Des ventes qui pourraient constituer un nouveau test majeur pour confirmer l’optimisme sur le marché de l’art.

Le dessin n’est plus le parent pauvre de l’art
Désormais le dessin ne pourra plus être considéré comme  le "parent pauvre" de l'art, après ce prix record, a indiqué la société Artprice. Avec ce record mondial, le "Cri" "bouleverse le marché de l'art et la hiérarchie des genres", estime cette société spécialisée dans les données sur le marché de l'art, qui classe les pastels dans les dessins. "Le plus étonnant est qu'un dessin puisse être l'oeuvre la plus chère du monde!", souligne Artprice. Il y a dix ans, "on était encore dans un clivage des genres", la peinture et la sculpture étant privilégiées par les grands collectionneurs, les institutions et les investisseurs, souligne cette société fondée et dirigée par Thierry Ehrmann. "Le dessin n'est plus et ne sera plus jamais considéré comme un parent pauvre" de l'art, considère Artprice. Sur ces dix dernières années, l'indice des  prix du dessin a progressé de plus de 197% contre 161% pour la peinture.

Une oeuvre d'art destinée à partir en fumée à la maison Christie 's
Un commissaire-priseur de la maison de vente Christie 's à New York a mis le feu le 4 mai un exemplaire d'une sculpture en cire destinée à être mise aux enchères pour un million de dollars avant de fondre peu à peu. Brett Gorvy a allumé la mèche de l'une des 14 bougies dépassant de l'oeuvre "Sans Titre (Debout)", une sculpture en cire grandeur nature représentant le collectionneur et producteur de films milliardaire Peter Brant. Estimée entre 700.000 et un million de dollars, cette oeuvre de Urs Fischer montre Peter Brant en costume gris et cravate rouge, appuyé contre un fauteuil. "En prenant feu, les mèches transforment +Sans Titre (Debout)+ en une bougie géante qui fond lentement sur le sol". La sculpture et le concept qui va avec, seront mises aux enchères à l'occasion de la vente de printemps d'art contemporain de Christie 's le 8 mai prochain à New York. Brett Gorvy a précisé que toute personne décidant d'acheter cette oeuvre éphémère recevra une copie en bonus, afin qu'elle puisse décider de brûler ou non la précieuse acquisition. "L'idée est qu'elles (ces sculptures) doivent être brûlées. C'est un concept que vous achetez", a souligné M. Gorvy.