"Nous sommes un peuple", une expo 20 ans après la chute du Mur de Berlin

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/11/2009 à 16H23
"Nous sommes un peuple", une expo 20 ans après la chute du Mur de Berlin

"Nous sommes un peuple", une expo 20 ans après la chute du Mur de Berlin

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Pour commémorer les vingt ans de la chute du Mur de Berlin, le Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation (à Lyon) propose jusqu'au 28 février 2010 une expo intitulée "Nous sommes un peuple". En revenant sur la révolution pacifiste du peuple est-allemand à la fin des années 1980 (très marquée dans la ville Liepzig  avec  manifestations pacifistes et prières en réunion), cette exposition propose de découvrir divers objets tels que banderoles, tracts et haut parleurs ainsi que des photos et films d'époque. 

Petite "anecdote" historique concernant la date de la chute de ce Mur de la Honte.

Le 9 novembre a lieu une conférence de presse tenue par un membre du bureau politique du SED, Gunter Schabowski. Celle-ci est retransmise en direct (et à une heure de grande écoute) par la télévision du centre de presse de Berlin Est. Vers la fin de son interlocution, à 18h57 exactement,  Schabowski lit une décision du conseil des ministres sur une nouvelle réglementation des voyages. "Les voyages à l'étranger peuvent être autorisés sans présentation de justificatifs, motif du voyage ou lien de famille...Les voyages y compris à durée permanente peuvent se faire à tout poste frontière avec la RFA". A la question d'un journaliste "quand ceci entre-t-il en vigueur ?" Schabowski a répondu "Autant que je sache - immédiatement."

Dans les faits, il était prévu que celle-ci ne soit annoncée à la presse que le lendemain, c'est à dire le 10 novembre à partir de 4 heure de matin.  Selon certaines sources cette décision n'était même pas totalement approuvée mais il s'agissait d'un projet de décision.

Or les radios et télévisions de RFA et de Berlin Ouest ont aussitôt propagé l'annonce, et c'est alors que plusieurs milliers de Berlinois de l'EST se sont dépêchés aux points de passage en exigeant de passer. Les troupes frontalières qui n'étaient pas au courant de cette décision, ont ouvert le 1er passage sous la pression de la foule peu après 23h !