Musée d'Art et d'Archéologie de Valence : les clés d'un succès

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 22/01/2016 à 16H36
Le Plateau des Mosaïques du Musée d'Art et d'Archéologie de Valence

Le Plateau des Mosaïques du Musée d'Art et d'Archéologie de Valence

© France 3 / capture d'écran

Le musée d'art et d'archéologie de Valence ne désemplit pas et dresse un bilan très positif au niveau de sa fréquentation depuis sa réouverture en décembre 2013. Travaux d'agrandissement et nouvelles stratégies culturelles contribuent à son succès aujourd'hui.

Reportage : H. Chapelon / S. Hyvon / L. Marion

Unique musée des beaux-arts et d'archéologie de la Drôme, fondé en 1850, il a entièrement été réaménagé par l'atelier d'architecture Jean-Paul Philippon. Et c'est après sept années de travaux de rénovation et d'extension, que le musée a quasiment triplé sa superficie et occupe désormais un espace de près de 6000m². 
 
Le musée comporte deux sections : une première dédiée à l'Archéologie qui dépeint l'histoire des civilisations ayant occupé la vallée du Rhône, de la préhistoire aux périodes modernes. Une seconde section consacrée aux Arts, rassemble peintures, dessins, sculptures et arts décoratifs du XVIe au XXe siècle, représentant différents courants artistiques. Une importante collection de peintures de l'artiste français Hubert Robert (1733-1808) contribue à la notoriété du musée.  
 
Depuis sa réouverture le 14 décembre 2013, le visiteur peut dorénavant déambuler plus facilement dans trente cinq salles modernes sur cinq niveaux, aux éclairages naturels, ouvrant de nombreuses vues sur la ville. Une bibliothèque de près de 10 000 ouvrages et revues spécialisées vient compléter une offre culturelle très riche et très large. L'ambition du musée étant d'amener encore plus de visiteurs. 
 
Et des visiteurs il y en a eu un très grand nombre depuis la réouverture. En deux ans près de 138 000 ont déjà arpenté les allées du musée grâce à une politique culturelle basée sur les échanges et prêts entre différents musées français. Une politique qui se confirme à nouveau avec l'exposition "La beauté idéale" d'Alexandre Séon, peintre symboliste de l'Ouest lyonnais, connu pour sa quête perpétuelle d'un idéal plastique. 90 de ses oeuvres présentées au musée de Valence révèlent portraits hypnotiques, corps sublimés ou figues mythiques et légendaires, prêtées par le musée de Quimper.

Rendez-vous musical, création sonore autour du symbolisme, visites commentées, outils de médiations et ateliers jeunes public sont proposés autour de cette exposition, qui en trois mois seulement à déjà séduit près de 60 000 visiteurs.