Villa Méditerranée à Marseille : un architecte lyonnais estime avoir été plagié

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 08/05/2013 à 12H17
La Villa Méditerranée à Marseille

La Villa Méditerranée à Marseille

© AVENTURIER PATRICK/SIPA

Un architecte Lyonnais estimant que la Villa Méditerranée, l'un des bâtiments phare du renouveau architectural de Marseille, a été copiée sur l'un de ses projets demande 3,5 millions d'euros de dommages-intérêts.

Mohamed Ali Chafter avait conçu en 2001 dans le cadre d'un diplôme d'architecture un projet de grande mosquée en porte-à-faux au dessus d'un bassin, a indiqué son avocat, Me Julien Sube. Cet architecte qui a fait ses études à Marseille et est aujourd'hui installé à Lyon, estime que ces deux principes ont été copiés par les concepteurs de la Villa Méditerranée, qui a été réalisée de plus à l'endroit
même où M. Chafter avait situé son projet. 

La Villa Méditérranée, un bâtiment audacieux conçu par l'architecte italien Stefano Boeri (associé à Jean-Pierre Manfrédi et Ivan Di Pol) est l'un des nouveaux édifices spectaculaires posés à l'entrée du Vieux Port de Marseille, tout à côté du Musée des civilisations euro-méditerranéennes (Mucem) de Rudy Ricciotti. Ce nouveau bâtiment inauguré en mai, est né de la volonté du président de la région Paca, Michel Vauzelle de doter la cité phocéenne d'un espace "d'accueil et de mise en contact ouvert à tous les réseaux de  coopération", élus, experts, public des pays méditerranéens. 

M. Chafter demande ainsi à Aréa, une émanation du Conseil régional, maître d'ouvrage de la Villa Méditerranée, des réparations à hauteur de 3,5 millions d'euros, a précisé Me Sube. De son côté, la région Paca a indiqué dans un communiqué qu'"il appartiendra à la Justice seule de trancher entre la reconnaissance d'un plagiat et celle d'une réclamation dénuée de tout fondement". La région dit avoir appris "par voie de presse" l'existence du litige et s'interroge "sur le caractère tardif de cette procédure alors que le projet architectural, (a été) choisi dès 2004". Selon Me Sube, alors que la procédure vient d'être engagée devant la première chambre civile du TGI de Marseille, le jugement ne devrait pas être rendu "avant le début de l'année prochaine".