Les oeuvres du musée des Beaux-Arts de Lyon interactives grâce à la 3D

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 18/06/2015 à 17H31
Arskan numérise les oeuvres et les lieux patrimoniaux en 3D pour les rendre accessibles à tous les publics

Arskan numérise les oeuvres et les lieux patrimoniaux en 3D pour les rendre accessibles à tous les publics

© France 3 / Culturebox

La start-up lyonnaise Arskan a mis au point un système de numérisation qui permet de découvrir les oeuvres d'art en 3D. Le musée des Beaux-Arts de Lyon a joué le jeu en mettant à disposition quelques unes de ses sculptures. Une expérience novatrice à la fois technologique et pédagogique, qui transforme la collection en immense jeu vidéo.

Voir une sculpture de Rodin ou les momies égyptiennes sous toutes les coutures c'est le pari d'Arskan. Cette jeune société lyonnaise a développé un système qui permet de numériser les oeuvres d'art. Celles-ci se dévoilent dans un univers virtuel en 3D, sur smartphones ou tablettes


Interactivité pédagogique

Les équipes d'Arskan se sont rendues au musée des Beaux Arts de Lyon pour capturer des trésors en 3D et les rendre interactifs. La collection, s'est ainsi vue "dématérialiser" de trois de ses chefs-d’œuvre de l'Antiquité : la porte du temple de Médamoud, le bas-relief d'un linteau du temple de Coptos et la statue du buste de la Koré d'Athènes. 

Pour Geneviève Galliano la conservateur en chef du musée cet outil implique une plus grande connaissance des oeuvres. "Nous avons dans les musées, un message à faire passer au public de compréhension et de restitution des oeuvres, et la 3D permet certainement de faire passer un message plus développé".
 

Reportage : J. Perrier / M. Boudet / AS. Saboureau  


Numérisation au cordeau

La technologie d'Arskan s'appuie sur un viewer (visionneur) capable de représenter des objets réels en haute définition, visibles grâce à une simple connection internet. Deux scanners sont utilisés : l’un va prendre les images de l’environnement puis l’autre va capturer celles de l’objet plus précis. La nouvelle technologie lyonnaise, appelée "virtualité réelle", doit à terme permettre à chacun de "créer son propre monde en 3D".

"L'idée est de rendre accessible à tous le plus de lieux possibles par l'interactivité des images réelles. Pour un agent immoblier qui veut vendre un bien, cet outil permet de se promener à l'intérieur avec beaucoup de fluidité", explique Jean-Gabriel Grivé, fondateur de la société Arskan.
Arskan2 © France 3 / Culturebox


En route pour Google Art Project

Ce projet ambitieux et novateur risque bien de dépasser les frontières de la France. La force du virtuel a paraît-il suscité l'attention de Google Art Project. Affaire à suivre de très près.