Le public, parisien et étranger, au rendez-vous de la Fiac

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 27/10/2014 à 09H29
Les visiteurs regardent "We Here", une œuvre de l'artiste américain Derrick Adams à la Foire Internationale d'Art Contemporain au Grand Palais à Paris, octobre 2014.

Les visiteurs regardent "We Here", une œuvre de l'artiste américain Derrick Adams à la Foire Internationale d'Art Contemporain au Grand Palais à Paris, octobre 2014.

© PATRICK KOVARIK / AFP

Pour sa 41e édition, la Fiac, l'une des plus importantes foires d'art contemporain au monde, a attiré 74.567 visiteurs (+ 1,4% par rapport à 2013). 191 galeries venues de 26 pays étaient présentes au Grand Palais. 65% d'entre elles étaient européennes contre 73% en 2013. Parmi les participants, la France arrivait en tête avec 48 galeries, suivie par les Etats-Unis (45) et l'Allemagne (26).

"Je suis très satisfaite de cette Fiac 2014. Le succès est au rendez-vous. Le ressenti des galeries est extrêmement positif. Je suis heureuse d'avoir vu un public, parisien et étranger, extrêmement nombreux et joyeux", a déclaré Jennifer Flay, sa directrice.

Participants et organisateurs qui tablaient cette année sur une présence sans précédent de collectionneurs étrangers attirés par la nouvelle image de Paris sur la scène artistique actuelle, affichaient leur satisfaction, à l'issue d'une semaine artistique exceptionnelle pour Paris entre l'inauguration de la fondation Louis Vuitton lundi dernier et la réouverture du Musée Picasso samedi.

Beaucoup d'oeuvres vendues

Pour l'un des responsables de la galerie britannique David Zwirner, Matt Glenn, "c'était une Fiac étonnante. Nous avons vendu beaucoup d'oeuvres, c'est une très bonne foire pour nous". Une citrouille rouge à pois blancs ("Pumpkin") de Yasoi Kusama a été cédée 600.000 dollars à un collectionneur. Même appréciation pour Claudia Greve de la galerie Karsten Greve (Paris, Cologne, St-Moritz) : "C'est beaucoup mieux que les autres années, il y a plus de collectionneurs étrangers". Parmi les plus belles ventes, une oeuvre de l'Américain Christopher Wool, s'est négociée dans une fourchette de 2,3/2,8 millions d'euros tandis qu'une peinture de l'Allemand Gerhard Richter a atteint 2,2 millions.

Quelques oeuvres exceptionnelles n'ont pas trouvé preneurs. L'imposante sculpture de Jean Dubuffet, intitulée "Cherche-aubaine" (Bargain hunter), appartenant au cycle de l'Hourloupe et vendue 2,2 millions de dollars par la galerie britannique Waddington Custot, n'a séduit aucun acheteur. Une autre pièce de prestige, un cylindre de verre brut d'1,5 t de Roni Horn, mis en vente 3,4 millions de dollars par la galerie Hauser & Wirth (Zurich, Londres, New York), est restée sans acquéreur.

"Je reviens de Londres pour la Frieze Art Fair et je trouve que Paris, c'est un excellent équilibre entre quelque chose qui est classique et contemporain", estime Severine Waelchli, l'une des responsables de la galerie Thaddeus Ropac (Paris, Pantin, Salzbourg) qui expose Roberto Longo, Georg Baselitz ou Nan Goldin.

(OFF)ICIELLE ouvert aux nouveaux territoires
             
La FIAC s'était agrandie pour cette 41e édition, avec un nouvel événement baptisé (OFF)ICIELLE et ouvert aux "nouveaux territoires". Installée aux aux Docks - Cité de la Mode et du Design et reliée au Grand Palais par navette fluviale. (OFF)ICIELLE accueillait une soixantaine de galeries, revendiquant "un regard à 360°, à l'opposé de la standardisation".