Le Louvre rouvre avec des renforts policiers

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 11/04/2013 à 10H35
L'une des entrées du Louvre, le jour où la grève a éclaté, le 10 avril 2013

L'une des entrées du Louvre, le jour où la grève a éclaté, le 10 avril 2013

© Kenzo Tribouillard / AFP

Le Louvre a rouvert jeudi matin, sous la surveillance d'une vingtaine de policiers, alors que les agents du musée avaient cessé le travail la veille pour protester contre la recrudescence d'agressions par des pickpockets, a rapporté l'AFP.

En tout, une vingtaine de policiers ont été déployés, a donc précisé la direction du musée. Cinq circulaient jeudi matin dans l'énorme hall d'entrée situé sous la pyramide de verre, tandis que les touristes entraient dans le plus grand musée du monde.

"Agressions, crachats, menaces, coups et insultes"
Mercredi, les agents avaient exercé leur droit de retrait dans le but de dénoncer les agressions dont ils sont victimes de la part des pickpockets qui circulent au milieu des touristes. Ils "sont de plus en plus victimes d'agressions, crachats, menaces, coups et insultes de la part de voleurs en bandes, souvent mineurs, qui dérobent les visiteurs et que rien n'arrête", avaient dénoncé les syndicats. Ces voleurs, selon plusieurs agents, sont souvent des mineurs d'Europe de l'Est qui entrent dans le musée, gratuit pour les moins de 26 ans.

Mercredi soir, la direction du musée s'était engagée à prendre des mesures, selon les syndicats. Outre l'action policière, les effectifs à l'intérieur du musée devraient être réorganisés tandis que l'entrée sera interdite aux personnes identifiées comme des pickpockets par ses agents.

Un groupe de travail sur les agressions
Un groupe de travail sur les agressions, que l'administrateur général du Louvre s'est engagé à piloter, sera également mis en place. De son côté, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti s'est engagée à contacter son homologue de l'Intérieur Manuel Valls "afin de mettre en place un dispositif de sécurité adapté à cette situation inacceptable et des moyens policiers supplémentaires à l'extérieur du musée".