Le Louvre, fermé mercredi en raison des pickpockets, rouvre jeudi

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 10/04/2013 à 14H23
File d'attente au pied de la Pyramide du Louvre

File d'attente au pied de la Pyramide du Louvre

© France3/culturebox

Le Louvre, fermé mercredi en raison d'un arrêt de travail de ses agents, rouvrira jeudi, les syndicats estimant avoir obtenu de la direction l'engagement de prendre des mesures contre les agressions dues aux pickpockets.

"Le musée rouvrira demain (jeudi). La direction s'est engagée à communiquer dès demain une série de mesures visant notamment à renforcer la présence policière aux abords de l'établissement", a expliqué Christelle Guyader, représentante du syndicat SUD.
La responsable a ajouté que "La direction s'est également engagée à renforcer les effectifs à l'intérieur du musée et à interdire son entrée à des personnes qui auraient 
déjà été identifiées comme des pickpockets par ses agents"
Selon la direction, qui a indiqué avoir déposé plainte auprès du Parquet de Paris en décembre 2012 et demandé des renforts policiers, "200 agents ont exercé leur droit de retrait mercredi".
"Les services de justice et de la police sont mobilisés", a déclaré une de ses porte-parole, faisant état de "réunions de travail" afin de mettre en place un dispositif de sécurité adapté.
Après une assemblée générale, et une rencontre de l'intersyndicale (CGT-FO-SUD) avec la direction du musée, une centaine d'agents se sont rassemblés devant le ministère de la Culture, leur ministère de tutelle, où une délégation était reçue à son tour mercredi en milieu de journée.
Selon Christelle Guyader (SUD), "les agents expriment un ras-le-bol. Ils viennent parfois la peur au ventre au travail parce qu'ils se trouvent confrontés à des bandes organisées de pickpockets qui sont de plus en plus agressifs dont des mineurs, qui entrent gratuitement dans le musée et qui, même interpellés par la police, reviennent quelques jours plus tard".
Plusieurs agents ont fait état de "crachats, insultes, menaces et coups" de ces bandes qui dérobent les visiteurs. Ils ont dit avoir porté plainte à plusieurs reprises, "ce qui n'a pas été suivi d'effets". La direction a précisé avoir fait état dans sa plainte au procureur de la République de "150 plaintes de particuliers".
A l'issue de la rencontre, avec le ministère de la Culture, l'intersyndicale a indiqué que la tutelle "s'est engagée à examiner le problème avec ses homologues de l'Intérieur et de la Justice, et notamment la possibilité de renforcer la sécurité aux abords du musée". Ces pickpockets sont essentiellement originaire d'Europe centrale.
"Il y a toujours eu des pickpockets au Louvre et dans les endroits touristiques du centre de Paris mais depuis un an et demi, ils sont de plus en plus violents, en bande et leur mode opératoire est rôdé. Rien ne les arrête", a dit Sophie Aguirre, agent de surveillance dans l'espace muséographique et syndicaliste à SUD.