Londres habillée de mille feux pour sa première fête des Lumières

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 15/01/2016 à 12H47
La fête des lumières, à Londres, janvier 2016. © London News Pictures/MAXPPP, Stephen Chung/LNP

Faisceaux de lumière colorée sur l'abbaye de Westminster, cabine téléphonique rouge transformée en aquarium ou filet illuminé suspendu au-dessus du carrefour d'Oxford Circus : Londres brillait de mille feux jeudi soir pour sa première fête des Lumières. Jusqu'à dimanche, 30 installations artistiques lumineuses se déploient, entre 18H30 et 22H30, dans les rues et quartiers du centre de la ville.

Ce festival est organisé pour la première fois dans la capitale britannique par l'association caritative spécialisée dans l'art, Artichoke, déjà à l'origine de la fête des Lumières qui se tient tous les deux ans depuis 2009 à Durham. "C'est de la culture contemporaine qui en appelle aux émotions plutôt qu'au cerveau, qui est faite pour les audiences de masse et pour partager l'espace public", explique Helen Marriage, directrice d'Artichoke et commissaire de "Lumiere London".
La fête des lumières, à Londres, janvier 2016

La fête des lumières, à Londres, janvier 2016

© London News Pictures/MAXPPP, Stephen Chung/LNP
Londoniens et touristes se réappropriaient le centre de Londres, devenu en partie piéton le temps du festival. Ils se pressaient pour admirer et écouter l'éléphant grandeur nature qui semblait se déplacer dans un nuage de poussière sous l'arche d'Air Street, à deux pas de Picadilly Circus. "J'ai toujours été passionnée par la sagesse qui se dégage de cet animal, sa grandeur, son côté extraordinaire, sa lenteur", explique l'artiste à l'origine d'"Elephantastic", la Française Caroline Garret qui a grandi en Afrique. "C'est la confrontation avec l'espace public qui est intéressante, lui qui arrive de paysages immenses". Un peu plus haut sur Regent Street, la foule suivait des yeux de petits bonhommes lumineux qui faisaient diverses acrobaties le long d'une façade. 
La fête des lumières, à Londres, janvier 2016... © London News Pictures/MAXPPP, Stephen Chung/LNP
A Leicester Square, le collectif français TILT, habitué de la fête des Lumières de Lyon, invitait les gens à déambuler dans un grand jardin lumineux, ici une pivoine géante, là des roseaux. "Certaines plantes ont des bancs pour s'assoir, d'autres bougent, prennent  plus ou moins le vent, certaines ont des tables pour boire un verre si l'on a envie. C'est un appel à la déambulation et à un moment tranquille", explique François Fouilhé, directeur artistique de TILT. Certaines installations invitaient le public à participer comme cette  balançoire ou ces dessins virtuels au sol réalisés grâce à des bâtons lumineux qui passaient de main en main près de la gare de King's Cross.
La fête des lumières, à Londres, janvier 2016.. © London News Pictures/MAXPPP, Stephen Chung/LNP

Un million de visiteurs attendus

Pour Londres, ce festival est une manière de mettre en valeur sa vie culturelle foisonnante mais aussi d'attirer les touristes. Commerces et restaurants situés près des installations restaient d'ailleurs ouverts plus tard pour l'occasion. "Nous sommes très fiers de notre vie culturelle. La culture est à Londres  ce que le soleil est à l'Espagne", souligne Munira Mirza, chargée de l'éducation et la culture à la mairie de Londres. Un million de visiteurs en quatre jours sont attendus pour ce festival  "conçu pour attirer des gens à Londres au cours du week-end le plus calme de l'année", poursuit-elle.