La Vente Hebey moins fructueuse que prévu, un Chagall préempté

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 30/03/2012 à 18H03
Marc Chagall, La Route à Cranberry Lake, a été préemptée par le musée Chagall de Nice

Marc Chagall, La Route à Cranberry Lake, a été préemptée par le musée Chagall de Nice

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La vente d’une partie de la collection de tableaux de l’avocat Pierre Hebey et de son épouse Geneviève a totalisé mardi 6,79 millions d’euros à Drouot. Un Chagall a été préempté par le musée de Nice consacré à l’artiste

La vente rapporte un peu moins que prévu, puisque la maison d’enchères Camard et Associés, qui l’organisait, attendait entre 7 et 8 millions d’euros. Mais une des pièces phare de la vente, une huile de 1938 de Roberto Matta, « Veille de la mort », qui était estimée entre 1,2 et 1,5 million, n’a pas trouvé preneur à ce prix

Les œuvres de Marc Chagall se sont bien vendues : « L’Ecuyère » (1976) a été adjugée 1,13 million d’euros, la plus haute enchère de la vente.

Un collectionneur américain était prêt à acheter, au téléphone, « La Route à Cranberry Lake » (1944), dédicacée à son épouse Bella. Il disposé à en donner 863.586 euros, mais l’œuvre a été préemptée par Bruno Gaudichon, le conservateur en chef de La Piscine de Roubaix pour le compte du musée national Marc Chagall à Nice.

Auguste Rodin, L'Eternel printemps, n'a pas trouvé acheteur à la vente Hebey organisée par Camard et Associés

Auguste Rodin, L'Eternel printemps, n'a pas trouvé acheteur à la vente Hebey organisée par Camard et Associés

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Les œuvres de Lucio Fontana, Bram Van Velde, Niki de Saint-Phalle et Eduardo Chillida sont bien parties. En revanche les sculptures « classiques » du tournant du XXe siècle n’ont pas eu grand succès. Même « L’Eternel printemps » de Rodin n’a pas trouvé preneur.

Sur les 129 pièces présentées, 73 ont été vendues. Quelques pièces ne sont pas venues à la vente, les vendeurs ayant souhaité finalement les garder par attachement.

La maison Camard et Associés avait déjà organisé pour les Hebey, grands collectionneurs d'Art déco, la dispersion aux enchères de 54 pièces de Jacques-Emile Ruhlmann, en 1999. La vente, qui avait fait grand bruit, avait rapporté 44 millions de francs (6,7 millions d'euros).