La terrible beauté de la Biennale de Lyon a battu des records de fréquentation

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/01/2012 à 14H45
« La sorcière » de Cildo Meireles

« La sorcière » de Cildo Meireles

© DR

Le 31 décembre 2011 a marqué la fin de la 11ème Biennale d'art contemporain de Lyon. Ouverte le 15 septembre dernier, elle a battu des records de fréquentation en accueillant plus de 200 000 visiteurs dont beaucoup de jeunes autour du thème "Une terrible beauté est née". Une beauté qui a mis du temps à naître mais qui en met aussi à être démontée. Réparties sur 14000m², les oeuvres vont pour certaines avoir une seconde vie, d'autres non. Le démontage en image...

 

 

Cette 11ème Biennale était chapeautée par une commissaire indépendante, l'Argentine Victoria Noorthoorn. En septembre 2011, elle confiait à nos confrères de Libération qu'elle voulait "une biennale où puissent revenir sur la table des questions esthétiques" tout en remettant de la distance entre l'art et le réel pour lui redonner sa liberté d'expression. Soixante-dix-huit artistes venus du monde entier mais principalement d'Europe, d'Amérique Latine et d'Afrique ont ainsi été exposés dans quatre lieux (soit sur 13000 m²) : La Sucrière, la Fondation Bullukian, le Musée d'art contemporain de Lyon et l'Usine TASE à Vaux en Velin. Chaque lieu entrait en résonance avec l'autre, le tout formant un parcours qui devait aider le visiteur dans sa réflexion. La qualité des lieux a parfois ajouté au succès des oeuvres présentées. C'est le cas pour l'Usine Tase à Vaulx en Velin. Cette ancienne fabrique de soie artificielle accueillait pour la première fois la Biennale de Lyon.  Inscrite au patrimoine industriel pour son architecture datant de 1924, elle va être réhabilitée une fois la biennale démontée.

 

"Marienbad", une oeuvre de Jorge Macchi devant l'Usine Tase

"Marienbad", une oeuvre de Jorge Macchi devant l'Usine Tase

© Philippe Juste

 

A noter aussi le succès des deux plateformes, Veduta et Résonance, créées en parallèle à l'exposition internationale. La première  regoupait des projets de création qui impliquaient les populations de sept villes de l'agglomération lyonnaise. Elle a attiré 12 000 participants et visiteurs. La seconde donnait un coup de projecteur sur des initiatives de collectifs d'artistes, de galeries privées et d'institutions publiques de la région Rhône-Alpes. Au total plus de 200 projets qui ont séduit 50 000 visteurs. L'autre chiffre intéressant, c'est celui de la moyenne d'âge : 37% des visiteurs avaient moins de 26 ans. Ce qui rend optimiste sur l'ouverture d'esprit et la capacité des plus jeunes à s'intéresser à l'art contemporain

Quid de la prochaine édition en 2013 ? Seul le nom du commissaire de l'exposition est déjà connu. Il s'agira de Gunnar Kvaran, le directeur du musée Astrup Fearnley à Oslo.