La tapisserie "Guernica" a trouvé son écrin dans le nouveau musée Unterlinden

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/12/2015 à 18H50
L'un des troix emplaires de "Guernica" en laine tissée réalisés par Jacqueline de la Baume Durrbach désormais visible en permanence dans le nouveau musée Unterlinden de Colmar

L'un des troix emplaires de "Guernica" en laine tissée réalisés par Jacqueline de la Baume Durrbach désormais visible en permanence dans le nouveau musée Unterlinden de Colmar

© Culturebox / Capture d'écran

Il n’en existe que trois exemplaires dans le monde, dont un appartient au musée Unterlinden de Colmar. Une reproduction de "Guernica" en laine tissée réalisée à la demande de Picasso. Une oeuvre trop fragile pour être exposée en permanence. Mais le nouveau musée qui ouvre ses portes le 12 décembre lui offre un nouvel écrin. L'accrochage de cette tapisserie monumentale a eu lieu ce week-end.

Reportage : C.Poure, P.Dezempte, M.Fiorot


Elle dormait depuis trois ans dans les réserves du musée. Cette tapisserie monumentale de 7 mètres sur 3,30 mètres (un peu plus petite que l'original) d’après "Guernica", l’une des œuvres les plus célèbres de Pablo Picasso peinte en 1937 à Paris pour dénoncer le bombardement de la ville de Guernica par les nazis et les fascistes italiens à la demande de Franco.
 
Moins de vingt ans après ce drame, en 1955 Picasso confie au couple d’artistes René et Jacqueline Dürrbach la réalisation d’une tapisserie d’après "Guernica" et en trois exemplaires maximum. Le premier est exposée au siège de l’ONU à New-York, le deuxième au Musée d’art moderne de Gunma au Japon et enfin le troisième, propriété du musée colmarien.

Un musée qui se dote d’une nouvelle extension qui va doubler sa surface d’exposition. De quoi offrir un nouvel écrin pérenne pour ce "Guernica" de laine jusqu’ici peu exposé car trop fragile. La tapisserie trône désormais derrière une vitrine, protégée des attaques du temps, dans un espace où lumière, humidité et température sont régulées pour ne pas l’abîmer. 
 
A découvrir à partir du 12 décembre.