La peinture au couteau de Peggy Viallat-Langlois : violence, intimité, vérité

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 22/04/2014 à 17H46
"Poutine" Peggy Viallat-Langlois

"Poutine" Peggy Viallat-Langlois

© F3/Culturebox

Le musée d'Aurillac accueille l'artiste et ses tableaux grand format jusqu'à la fin du mois de mai. L'exposition "In-carner" met le visiteur face à ses contradictions, ses combats intérieurs. Le "pinceau" de Peggy Viallat-Langlois, un couteau de boucher, sa technique, celle du maçon qui travaille le ciment, couche sur couche.

Reportage: B. Claude, L. Ribes, S. Bonnetot
La jeune artiste, diplômée des Beaux-Arts de Saint-Etienne a commencé par restaurer des tableaux, avant de se lancer sur une immense toile. Un autoportrait aux multiples versions, dont le style se rapproche du peintre britannique Francis Bacon. Son art est physique, comme si mettre de l'effort, de la souffrance dans la réalisation permet d'arriver jusqu'à la vérité de l'âme.  
"Autoportrait" Peggy Viallat-Langlois

"Autoportrait" Peggy Viallat-Langlois

© F3/Culturebox
Révélée lors de l'exposition Mac2000 à Paris, l'artiste cible les émotions humaines. Sur des tableaux rouge sang, mélangés à de la matière comme les cendres, le dessin se fait sculpture, les expressions sont plus réalistes, le visiteur ressent les désordres du peintre. Désir, dégoût, envie, plaisir, trépas, des messages du quotidien transmis par les oeuvres de Peggy Viallat-Langlois.

"In-carner", au musée d'Aurillac, dans le Cantal
Jusqu'au 31 mai 2014